• Voyages et angoisses au pays de l'atome

     

     

     

    Voyages et angoisses au pays de l'atome

     

     

     

     

    Voyages et angoisses

    au pays de l' atome

     

     

    Roman

     

     

     

     

     

     

    Joseph

     

     

    Introduction

     

    La trame de fond de ce roman se situe dans le milieu de la recherche atomique menant au projet Manhattan de création d’une bombe atomique, avec certaines révélations sur ce qui se passait à Alamogordo dans ce centre d’expérimentation qui n’existe plus aujourd’hui. Il a été entièrement rasé, les produits dangereux qui y étaient manipulés ont été enfouis dans le sol, alors n’allez pas vous promener trop longtemps dans le désert de White Sand car la localisation du camp est volontairement imprécise.

    Tout ce que vous lirez sur ce sujet est rigoureusement authentique seul les noms de certains personnages ont été changés, aussi bien pour ce qui se passait en Allemagne qu’aux USA.

     

    La documentation sur la bombe A ainsi que sur la bombe H est aujourd’hui accessibles. Certains accidents décrits sont également réels bien que cachés pendant longtemps mais des gens ont parlé. Il y a de nombreuses sources concordantes, des témoins qui travaillaient dans les usines d’extraction du plutonium. Beaucoup d’entre eux hélas sont décédés mais leur famille a témoigné de leurs souffrances.

    En y rajoutant nos propres connaissances et sources, nous avons réussi à créer un panorama complet de ce qui fut plus qu’une grande aventure scientifique mais une orientation vers un objectif de destruction massive et de meurtre de masse qui devrait donner à réfléchir.

     

    L’ennemi, ce n’était pas seulement les Allemands ou les Japonais, c’était toute l’humanité qui ne voulait pas penser comme eux ou courber l’échine comme des esclaves. La meilleure preuve était que les Allemands et les Japonais avaient déjà virtuellement perdu la guerre, ces deux pays étaient détruits par les bombardements. Des bombardements avec des bombes classiques. Le bombardement de la ville allemande de Dresde qui ne pouvait pas être considérée comme un objectif militaire fût celui qui causa certainement le plus grand nombre de victimes civiles (en grande majorité des réfugiés). Une bombe au plutonium n’aurait pas fait mieux.

     

    L’atome comme les langues du fabuliste Ésope peut être à la fois la meilleure ou la pire des choses selon l’emploi que les humains en feront.

     

    Nous y avons ajouté quelques petits secrets, glanés de-ci, de-là dont nous ne vous donnerons pas la source, ce sont les petits secrets de la recherche documentaire. Des petits détails authentiques de témoignages directs piochés ça, et là sur les lieux même où cela est arrivé qui vont certainement en surprendre beaucoup. Des rencontres avec des gens qui se souvenaient de ce qui se faisait dans ces endroits très secrets.

     

    Beaucoup de choses sont restées cachées pendant longtemps mais il y a toujours des gens qui finissent par parler, cela même malgré la chape de plomb qui s’est abattue sur cette période. En filigrane, il y a la lutte pour le pouvoir d’une minorité agissante ce qui n’était pas perçu à l’époque, le peuple américain croyait qu’il était en démocratie alors qu’il n’était qu’en dictature, des gens non élus tirant les ficelles des politiques qui n’étaient plus que des pantins ridicules. Les grands médias étaient entre leurs mains, ceux-xi réclamaient des sommes énormes pour la propagande électorale, les candidats avaient besoin de beaucoup d'argent pour se présenter. Les usuriers banquiers se frottaient les mains, ils pouvaient faire élire ceux qu'ils voulaient.

    Le pouvoir étais désormais entre leurs mains. Il n'y avait plus d’État, L'État n'étais plus qu'un leurre pour tromper les gens et éviter qu'ils ne se révoltent.

     

    La chose peut paraître surprenante mais soixante-dix ans après l’explosion de la première bombe, il y a encore des gens pour en parler et nous donner des détails. Les voyages au Canada et aux USA permettent de rencontrer des gens qui savent et se rappellent certaines choses non dites. Témoignage après témoignage une histoire se construit. Le site des laboratoires et de la ville ont été détruits mais ils sont restés dans la mémoire de ceux qui y ont vécu et qui y ont travaillé.

     

    Les touristes vont visiter le site de la première explosion nucléaire qui fût baptisé Trinity. Sa localisation au milieu des dunes nous parait fantaisiste, il y a une stèle à cet endroit, or il y avait une dépression de plus de deux mètres et le sol était entièrement vitrifié sur des centaines de mètres.

     

    La tour où était accrochée la première bombe Trinity avait disparu mais ses soubassements en béton armé étaient encore visibles avec des restes de fers à béton, il y a encore des photos pour en témoigner. Le tout a certainement été recouvert par plusieurs mètres de terre et il se trouve ailleurs dans le désert de White Sand, il est même possible puisque les bulldozers sont passé sur le site en couvrant une vaste zone que plus personne ne se souvienne de l’endroit exacte, le vent s’étant chargé de déplacer des dunes de sable blanc. Rien ne prouve que la stèle soit sur le site, nos arguments prouveraient le contraire. Ce n’est qu’un « attrape touristes » de plus.

     

    Toutes les installations ont également disparu de même que les plans et documents, les maisons, les baraquements, les laboratoires, il ne reste plus aucun point de repère. Il n’y a plus que des dunes. Tout est bon pour attirer le touriste et lui faire dépenser un peu d’argent alors qu’il n’y a rien à voir. Un jour d’autres personnes marcheront sur des fragments de déchets radioactifs sans s’en rendre compte car le vent aura ramené en surface des débris de plutonium car il y eut un essai raté, une information toujours gardée secrète.

     

    Cette bombe ne fut développée qu’à la suite d’un immense mensonge et pour des raisons purement mercantiles et politiques. Nous allons nous éloigner un peu de la légende officielle et nous nous en expliquerons. Nous nous sommes maintes fois aperçu que l’histoire officielle de cette époque était parfois très différente de la vérité dite « historique » qui a parfois était travestie par une propagande. Le peuple ne devait pas savoir sinon il risquerait de se révolter.

     

    Il y aurait là encore du travail pour une génération d’historiens pour rétablir toute la vérité. Qui osera s’atteler à cette tâche ? Il y a encore tellement de choses à vérifier, de témoignages à recouper, de quoi écrire encore de nombreux livres. Mais qu’est-ce que la vérité demanda un certain Ponce Pilate. La vérité n’est-elle pas par essence subjective ? Les décideurs de cette époque ne voudraient pas que la population vienne à découvrir leurs turpitudes et même leurs crimes.

     

    Bien plus tard En France, il arriva qu’une loi ad hoc soit votée en catimini par le parlement la nuit par quelques députés, pour interdire aux historiens de faire des recherches et d’infirmer éventuellement la vérité officielle sur ce qui s’était passé lors de la deuxième guerre mondiale. Tout le monde s’accorde à dire que cette loi est liberticide dans une démocratie mais personne ne proposa de l’abroger, car elle pourrait être abrogée par un autre vote de ce même parlement.

     

     

    Cela veut dire qu’il y a une complicité objective au niveau politique quelque soient les partis au pouvoir pour cacher la vérité. Les gens ne doivent pas savoir, toujours cette peur du pouvoir pour cacher leurs mensonges. L’oligarchie au pouvoir méprise le peuple mais le peuple leur fait peur, s’il venait à savoir qui a usurpé le pouvoir et que ce pouvoir est loin d’être démocratique ce serait leur fin à tous, ils seraient obligés de fuir tellement leur crime est monstrueux.

     

    Comme c’est étrange, il y aurait donc des intérêts financiers en jeux ? Il y a très certainement beaucoup d’intérêts en jeux pour camoufler ainsi la vérité. Il faut sans doute cacher l’enrichissement honteux de certaines personnes, devenues très riches par la guerre, le malheur et la souffrance des autres. Il y eut cinquante millions de morts au total, c’est cela le nombre qu’il faut retenir et non pas les victimes de telle ou telle catégorie. Qu'ils mettent fréquemment en avant pour tenter de justifier d'autres crimes.

     

     

    Dans ce qui n’est qu’un roman, nous allons parfois l’effleurer de très près cette vérité. Il appartient au lecteur de juger. Certaines personnes citées dans ce roman, bien qu’ayant existé, sont aujourd’hui disparues. Aucun historien n’aura plus jamais leur témoignage et c’est fort dommage. La propagande et sa désinformation a fait disparaître des pans entiers de la vérité historique.

     

    Ce sera notre première grille de lecture, il appartient au lecteur de comprendre et de faire la part du vrai et de l’intox, les sources sont disponibles sur internet et vérifiables par recoupements. Ce sera notre premier fait de société que nous proposerons à l’analyse, notre première grille de lecture. Le mensonge édifié en méthode de gouvernement et en falsification de l’histoire.

     

     

    Le mensonge remplaçant la vérité, c'est quelque chose que nous rencontrons souvent chez nos gouvernants.

    Où est le travail des historiens ?

    Leur silence est assourdissant.

    Voilà pour la partie historique de notre histoire.

     

     

     Une autre grille de lecture

     

    Nous avons prévu une autre grille de lecture sur un sujet de société. Les deux grilles vont donc se chevaucher.

    C’est sur cette toile de fond historique réelle que nous allons évoquer un autre problème, celui des relations hommes femmes. Pour contrer un peu la «  théorie des genres » que certains voudraient nous imposer. Ils voudraient nous faire croire que les hommes et les femmes seraient interchangeables sexuellement, c’est la pire des perversions satanique. C’est pour cette raison que la sexualité entre les hommes et les femmes aura une grande importance dans notre récit. La grande majorité des humains est hétérosexuelle et le restera toujours. Les minorités sexuelles resteront des minorités même s'ils font beaucoup de bruit en ce moment et nous cassent...Les oreilles. Ce sera notre combat remettre les minorités à leur place. Il y a donc deux niveaux de lecture.

     

     

    Cet essai est une déclaration de guerre envers la théorie du «  Genre » ainsi que contre le transhumanisme. C'est bien d'une guerre dont nous vous parlons car ce sont les activistes des mouvements LGBT qui nous l'ont déclaré. Une petite minorité qui a infiltré nos organes de gouvernement et les médias, le ver est dans le fruit. Le mensonge doit remplacer la vérité, ce qui est anormal doit devenir la nouvelle norme.

    Nous avons greffé deux types de personnages, ceux qui sont historiques et dont nous avons changé les noms et des personnages fictifs et romanesques. Bien que ces personnages soient fictifs dans ce roman, il s’agit de gens qui ont existé, certains que nous avons connus dans la vraie vie et qui ont interagi avec nous dans d’autres circonstances qui ont parfois simplement croisé notre route, à une autre époque et qui nous ont donné l’idée de ce roman.

     

    Le narrateur a lui-même rencontré une des personnes clefs de notre histoire alors qu’il n’avait que quinze ans. Cela sera expliqué en appendice et c’est ce qui donne un peu plus de relief à notre histoire. C'est cette rencontre qui a motivée l'écriture de ce roman.

     

     

     

    Il y a donc une bonne part de vérité dans cette histoire, une vérité historique dans le cadre du projet Manhattan même si la chronologie n’est pas toujours respectée, avec des personnages qui ont existé mais dont les noms ont été changés et une autre vérité au niveau des échanges entre les personnes, même si cela semble parfois incroyable.

    Certaines interactions entre les personnes sont réelles, justes transposées en d’autres lieux et d’autres temps. Des gens ayant réellement vécu que nous avons transposés ailleurs dans une histoire elle également réelle. Deux époques se superposent par transparence comme dans un voyage dans le temps. Deux vérités et deux époques se chevauchent pour faire ce récit.

    Nous allons faire un véritable voyage dans le temps, cette fois-ci ce sera dans le passé mais un passé pas si éloigné que cela.

    C’est le travail du romancier de mélanger subtilement des faits réels et fictifs sans donner exactement la part du réel et du fictif, le fictif n'étant là que pour donner plus de relief aux faits réels. il y a certains indices semés un peu comme des cailloux blancs qui permettent de suivre la piste à ceux que cela intéresse. Trouver le réel dans un récit qui semble parfois tellement romanesque, étrange et imaginaire.

     

     

    Ce roman en dehors de la part purement scientifique et historique qui vous fera découvrir certains aspects de la genèse des premières bombes atomiques et thermonucléaires est en fait un essai sur un problème de société et suggère une piste qui nous l’espérons vous divertira. Nous allons détailler cela.

     

    Il y a d’abord la divulgation du mépris des dirigeants envers les personnels qui ont travaillé dans des conditions épouvantables sans même savoir ce qu’ils faisaient. Ils étaient plus de cent-trente mille. De la mise en danger d’autrui dans toutes les usines réparties sur le territoire, ainsi que de la mise en danger des populations qui vivaient à côté de ces usines. Ce mépris affiché par l’oligarchie au pouvoir peut être considéré comme un crime car il y eut de nombreux accidents. Le récit historique et scientifique sera entrecoupé de nombreuses histoires sentimentales.

     

     

     

    Nous découvrirons comment la sortie du monde de l’enfance avec ses angoisses et la découverte du monde des adultes laisse des traces profondes dans notre vie et nous marqueront à jamais. C’est une période particulièrement cruciale pour nous tous.

    Dans un monde plongé dans le chaos de cette époque et de ce lieu étrange et secret qu’était Alamogordo et le désert de White Sand, nous allons déclencher des interactions avec nos personnages qui sont un peu spéciales, mais certaines ont réellement existé car tout le personnel était sous haute surveillance, il y avait des micros partout.

    Il y a eu des transcriptions écrites qui sont actuellement dans les archives et les minutes d’un procès impliquant l’un des protagonistes célèbre sont disponibles. Ce fût un procès infâme pour détruire une personnalité gênante sur le plan politique, une personne susceptible de gagner la course à la présidence devait être éliminé, les noms ont été changés. Les relations intimes de sa femme furent exposées dans le seul but de nuire. Elle aimait beaucoup les jeunes gens et elle était alcoolique.

     

     

    Nous avons rajouter encore un autre niveau de lecture.

    En nous servant du support de ce roman, nous allons étudier un phénomène de société destructeur de la famille : les solitudes dans les couples mal appariés. Nous considérons qu’il est impossible pour un couple de perdurer sans amour, et c’est la sexualité qui est le ciment de l’amour. Sans ce ciment indispensable, l’amour s’effrite. Ceci donc est également un essai sur les relations hommes-femmes.

    Il est aisé de constater qu’une famille sur deux divorce et cela crée bien souvent des drames. Familles détruites, femmes seules avec les enfants, hommes seuls, remariages et à nouveau divorce.

    Quelles en sont les causes ? Elles sont bien sûr multiples mais la sexualité y joue sans doute un grand rôle, probablement le rôle principal même si cela n’est pas perçu comme tel par les intéressés. Certaines insatisfactions peuvent se transformer à la longue en véritable haine.

     

    Insatisfactions, haines, la rupture n’est pas loin.

    Nous découvrirons comment la sortie du monde de l’enfance avec ses angoisses et la découverte du monde des adultes laisse des traces profondes dans notre vie et nous marqueront à jamais. C’est une période particulièrement cruciale pour nous tous.

    Dans un monde plongé dans le chaos de cette époque et de ce lieu étrange et secret qu’était Alamogordo et le désert de White Sand, nous allons déclencher des interactions avec nos personnages qui sont un peu spéciales, mais certaines ont réellement existé car tout le personnel était sous haute surveillance, il y avait des micros partout.

     

     

    Il y a eu des transcriptions écrites qui sont actuellement dans les archives et les minutes d’un procès impliquant l’un des protagonistes célèbre sont disponibles. Ce fût un procès infâme pour détruire une personnalité gênante sur le plan politique, une personne susceptible de gagner la course à la présidence devait être éliminé, les noms ont été changés. Les relations intimes de sa femme furent exposées dans le seul but de nuire. Elle aimait beaucoup les jeunes gens et elle était alcoolique.

    Nous avons rajouter encore un autre niveau de lecture.

    En nous servant du support de ce roman, nous allons étudier un phénomène de société destructeur de la famille : les solitudes dans les couples mal appariés. Nous considérons qu’il est impossible pour un couple de perdurer sans amour, et c’est la sexualité qui est le ciment de l’amour. Sans ce ciment indispensable, l’amour s’effrite. Ceci donc est également un essai sur les relations hommes-femmes.

    Il est aisé de constater qu’une famille sur deux divorce et cela crée bien souvent des drames. Familles détruites, femmes seules avec les enfants, hommes seuls, remariages et à nouveau divorce.

    Quelles en sont les causes ? Elles sont bien sûr multiples mais la sexualité y joue sans doute un grand rôle, probablement le rôle principal même si cela n’est pas perçu comme tel par les intéressés. Certaines insatisfactions peuvent se transformer à la longue en véritable haine.

    Insatisfactions, haines, la rupture n’est pas loin.

     

     

    L’histoire

     

    Le jour de notre arrivé dans un pays que nous pensions libre 

     

    Le début des années quarante, le monde était en guerre.

    Le monde entier était tombé dans l’horreur de la guerre, nos pères au lendemain des massacres de la première guerre mondiale nous avaient dit : plus jamais cela, mais les guerres sont faites par des gens qui se connaissent très bien et qui ne se font jamais de mal, des gens plus que riches que l’on retrouve partout, dans tous les pays où ils ont semé leur ivraie pour le chaos car ce n’est qu’à travers ce chaos qu’ils peuvent conquérir le pouvoir. Ce ne sont toujours que les populations qui souffrent.

    Les alliés avaient gagné la guerre mais ils n’avaient pas réussi à gagner la paix. La seconde guerre mondiale était déjà préparée à la fin de la première. L’essor de l’industrie et de la richesse des USA a coïncidé avec cette guerre, il en fallait donc une autre pour faire tourner la machine. Le lobby militaro industriel se frottait les mains, Les banquiers et la Bourse également, les affaires allaient reprendre. La planche à billets allait fonctionner et inonder le monde de ce papier qui n’avait qu’une valeur théorique.

    L’Allemagne était ruinée par une inflation épouvantable mais soudain, la situation financière s’améliora, le chômage endémique fût résorbé comme par un coup de baguette magique. L’oligarchie bancaire qui menait le monde avait vu que l’Allemagne toute entière devenait communiste.

    Cela ils ne pouvaient pas l’accepter. Ils allèrent jusqu’à faire un pacte avec le diable. Ce furent eux qui placèrent le Diable sur le trône et ils en portent toute la responsabilité. Dans la foulée ils espéraient anéantir l’Union Soviétique qui leur faisait peur car imperméable au capitalisme et aux taux d’intérêts.

    De plus, ce pays avait de grandes réserves d’or ainsi que d’innombrables ressources minières ce qui dérangeait leurs rêves de domination mondial.

     

    Il faut être fou pour vouloir dominer le monde. Une bande de fous avait pris le pouvoir.

     

    Qui suis-je ?

     

    Mon nom est Henri Heimer, j’ai vingt-huit ans, je viens d’arriver à Chicago avec ma femme Ilse, au bout d’un très long voyage traversant plusieurs pays. Nous avions quitté l’Europe où la guerre faisait rage et notre pays l’Allemagne qui était tombé dans les ténèbres de la barbarie. Nous étions passés par plusieurs pays dont le Danemark et la Suède avant d’arriver aux USA.

     

    J’aurais pu naître ailleurs, dans un autre pays, à une autre époque mais ce fût mon destin de vivre cette période troublée. Comme tous mes semblables je n’aspirais qu’à la paix et la prospérité. Ma culture chrétienne était faite de tolérance et la politique raciale fut un véritable choc pour beaucoup d’Allemands.

     

    Nous étions à présent des réfugiés dans un pays que nous ne connaissions pas, notre seul avantage était que nous maîtrisions sa langue et comme j’étais professeur de physique et chercheur, j’avais des chances de trouver rapidement un emploi. Dans un monde en guerre les physiciens étaient très recherchés. Il fallait trouver des nouveaux procédés de fabrication.

     

    Ce fut une décision très difficile à prendre car nous avions l’impression de faire un saut dans le vide. Nous ignorions totalement ce qui nous attendait dans ce pays ou les habitudes des habitants seraient certainement différentes des nôtres.

     

     

    Nous nous étions documenté un peu et j’avais rencontré lors de conférences quelques personnes de ce pays. C’était des scientifiques avec donc une culture semblable à la nôtre. J’essayais de glaner le maximum d’informations sur le style de vie de ces gens.

     

    La décision de fuir ne fut pas facile à prendre, c’était un saut dans l’inconnu. Mais les événements dans notre pays nous avaient entraînés dans une guerre. J’aimais mon pays mais je pensais que des forces sataniques s’étaient emparées du pouvoir pour faire le plus de mal possible à l’humanité.

     

    Avant cette période trouble notre pays était à l’avant-garde de la pensée humaniste, jamais nous n’aurions pensé à une telle dérive. Hegel par exemple avait influencé beaucoup de philosophes dans de nombreux pays. Les forces de l’argent s’étaient alliées avec le diable pour se maintenir au pouvoir. Je savais déjà que l’Allemagne ne pouvait pas gagner cette guerre contre le monde entier et que les quelques succès du début conduiraient fatalement vers un désastre pour toute la nation allemande.

     

    De plus la fuite des universitaires c’est à dire des cerveaux par suite de la politique raciale allait certainement fragiliser encore plus ce malheureux pays. Partir c’était donc partir sans espoir de retour car nous nous doutions bien que ce pays ne serait plus un jour qu’un tas de ruines. Ilse et moi n’avions plus d’autre famille, la décision fut donc plus facile à prendre.

     

    De par mes publications dans diverses revues je pensais que cela faciliterait un peu les choses pour notre intégration. Les universitaires avaient sûrement entendu parler de moi, le langage scientifique est un langage universel. J’avais donné un certain nombre de conférences devant des scientifiques étrangers, qui m’avaient posé des questions pertinentes.

     

    J’étais donc connu de beaucoup de gens dans la communauté scientifique et je savais que certains d’entre eux avaient déjà quitté l’Europe dans la tourmente. Nous aurions ainsi l’appui d’une communauté européenne. Nous comptions beaucoup là-dessus pour ne pas nous sentir isolés.

     

    Les USA étaient considérées par beaucoup de réfugiés comme un véritable paradis, même s’il y avait une bonne part de fantasmes. La taille du pays et ses ressources permettaient cependant les meilleurs espoirs. C’était un pays neuf avec d’énormes potentialités.

     

    Avec de très grandes et très réputées universités, j’avais donc ma chance. Je pouvais leur amener le savoir-faire d’un universitaire Allemand et nous étions avant la guerre largement en pointe dans le monde entier dans beaucoup de domaines dont le mien. Je comptais beaucoup sur cela pour trouver rapidement un emploi, la réputation et le savoir-faire allemand.

     

    Chicago, notre destination finale, qui nous avait été attribuée par notre filière, était pour nous une ville industrielle et dans une ville industrielle il y avait forcément des instituts de recherche. Un réseau nous avait dirigés vers cette destination qui semblait une bonne solution. On nous avait promis un accueille sur place pour nous faciliter notre intégration.

     

     

    Mon dernier interlocuteur m’avait stupéfié en m’apprenant qu’une université était déjà prête à m’employer, mon dossier les avait séduits, d’après lui, c’était fait, j’étais attendu. Il y avait tellement d’autres grandes villes dans ce pays immense mais je pensais que quel que soit notre choix, le résultat aurait été le même.

     

    Il y avait de grandes usines de fabrication d’automobiles et j’avais mis au point des processus pour l’industrie chimique qui les utilisait pour des poudres et peintures entre autres, ainsi que des procédés de fabrication de particules abrasives très fines. J’étais persuadé que certaines de ces usines utilisaient déjà des procédés mis au point par moi.

     

    Dans les transports il y avait une grande population de gens de couleurs, des afro-américains ce qui était une nouveauté pour nous qui n’avions jamais rencontré de telles personnes. Nous savions cependant que ces gens seraient différents des populations africaines car mieux instruits.

     

     

    J’avais longuement expliqué à ma femme Ilse ce qu’était ces gens c’est-à-dire des gens comme nous mais qu’il y avait un problème politique de racisme les concernant, surtout dans les états du sud. Cela nous paraissait incompréhensible car ces gens étaient majoritairement chrétiens comme nous.

     

    L’immensité du pays était un autre argument favorable, ce pays n’était pas surpeuplé, il y aurait une place pour nous. Ce qui m’inquiétait un peu c’était le puritanisme de cette nation et son racisme. C’est pourquoi nous avions évité le sud ou le climat était pourtant meilleur. Nous avions l’habitude du froid en Allemagne.

     

    Nous n’étions pas trop éloignés de la frontière du Canada où il y avait beaucoup d’autres réfugiés comme nous et le passage d’un pays à l’autre était relativement aisé du moins c’est ce que nous pensions à cette époque. Par la suite nous pourrions nous rendre compte que ce n’était pas aussi simple pour des allemands comme nous en cette période de guerre.

     

    Comme à Chicago il y avait beaucoup de gens de couleurs, qui travaillaient surtout dans l’industrie automobile, nous pensions qu’il valait mieux ne pas dire que nous étions Allemands pour ne pas passer pour des racistes car notre pays était devenu profondément raciste et nous le déplorions.

    Le puritanisme vola rapidement en éclat ce n’était qu’un puritanisme de façade et le racisme n’était pas trop visible dans les régions où nous passâmes au nord et plus tard à l’ouest.

     

    Nous avions soigneusement préparé notre départ car des soutiens sur place semblaient indispensables pour réussir notre intégration. C’est sur les conseils d’une amie très chère Lise Meyer que nous avions pris notre décision. Nos conversations avec Lise eurent une importance considérable par la suite et m’amèneront un jour jusqu’à l’antre du diable, jusqu’à la porte de l’enfer. Moi, le pacifiste, j’allais participer à l’horreur, une situation parfaitement impensable pour moi à l’époque. Mais les longues conversations que j’avais eues avec Lise allaient me plonger malgré moi dans une aventure que je n’avais pas prévue.

     

    Je la rencontrais souvent pendant des conférences, ce que nous appelions, la veille technologique. Nous n'étions pas tout à fait dans le même domaine de recherche, elle faisait de la recherche fondamentale en physique en travaillant sur des fragments de matière, je faisais de la recherche appliquée pour trouver des solutions industrielles. Elle semblait particulièrement s'intéresser à moi, elle avait pourtant plus du double de mon âge, Elle descendait dans le même hôtel que moi et dans le salon de réception bien calés dans de confortables fauteuils, nous avions de longues conversations sur nos sujets favoris.

     

    Elle faisait des expériences avec de minuscules fragments d'un métal : l'uranium,

    Mais le minerai était composé de deux isotopes le 235 et le 238, seul le 235 était intéressant, c'était un émetteur de neutrons, je lui expliquais comment à mon avis en pouvait doper un minerai en fonction de la masse de ses constituant en employant une méthode de diffusion gazeuse. Ce jour là elle m'embrassa, je venais de lui donner une idée. Je ne savais pas encore que notre conversation aurait plus tard une importance considérable sur ma vie. Lise était une chercheuse méticuleuse, elle nota notre conversation par écrit.

     

     

    Il y avait des filières en Allemagne pour quitter le pays. Beaucoup de gens instruits avaient senti que l’abîme s’ouvrirait bientôt sous les pieds de tous les allemands. Pour nous, il n’était pas encore trop tard, cela se fit lors d’un voyage au Danemark où je me rendais quelquefois pour des conférences, ce fut un voyage sans retour avec pour tout bagage une valise chacun. Ilse, ma femme et moi, nous nous regardions dans le train qui nous amenait à la frontière, nous savions que nous ne reviendrions jamais.

     

    C’était mon statut de scientifique qui me permettait de voyager. La vente de notre voiture et de notre maison avait été convertit en or pour nous permettre d’avoir des devises. Tout cet or était caché dans nos vêtements et facilement convertible en monnaie locale. Nous avions plusieurs frontières à traverser avec toujours un peu d’angoisse. Les frais de voyage étaient importants.

     

    Dans le train où le bateau Ma femme Ilse se lovait contre moi, elle avait confiance en moi. Elle avait parfaitement compris la nécessité de partir. Elle haïssait la guerre et elle savait que plus tard nous aurions de nouveau une vie normale. Une vie normale pour Ilse était déjà assez extraordinaire, nous le découvrirons un peu plus tard.

     

    Ce n’était pas facile de quitter son pays, son emploi, sa maison et ses relations. Nous laissions sur place des gens que nous aimions, des collègues, des amis. Nous faisions un saut dans l’inconnu. Nous partions sans espoir de retour ne sachant pas comment cette guerre allait finir, nous ne nous faisions pas d’illusions sur l’état de l’Allemagne à la fin de la confrontation, il faudrait certainement des décennies pour relever le pays.

     

     

    Un de mes objectifs était également d’essayer de retrouver Lise Meyer, une scientifique que j’aimais beaucoup mais pour elle la fuite était certainement plus compliquée car elle était juive. Elle ne m’avait laissé aucun message sur sa destination mais elle m’avait parlé des USA ou du Canada comme possibilité. Je savais qu’elle avait un neveu au Danemark mais il ne savait rien de plus que moi. Les filières étaient très prudentes, les gens se protégeaient car ils avaient peur.

     

    Bien plus tard je devais apprendre que Lise avait laissé un message pour moi auprès de ce neveu pour me permettre de la suivre, elle lui avait indiqué sa destination finale, mais celui-ci ne me la communiqua pas. Une information qui aurait pu changer le cours de nos vies à tous.

     

     

    C’était très grave cette rétention d’information. Lorsque je fus informé de cela j’eus envie de tuer ce neveu, mais cela n’aurait servi à rien, il était trop tard, trop de temps avait passé et il ne m’était plus possible de voyager. Cet individu avait de la chance d’être hors de ma portée. J’aurais certainement opté pour le Canada plutôt que les USA. Notre vie aurait été très différente. Malgré cela, il ne fallait rien regretter car nous ferions plus tard un grand nombre de rencontres qui marqueront durablement notre vie.

    Même près des portes de l’enfer nous rencontrâmes des gens exceptionnels. Des gens qui marquèrent durablement nos vies.

    La vie est faite de rencontres.

    Je compris bien plus tard pourquoi son neveu avait fait cela, il avait rejoint Lise au Canada et il lui soutirait des informations pour ses propres publications au Danemark. Cela lui permettait de se faire passer pour un grand professeur alors qu’il était d’une nullité absolue. Il s’était emparé de liasses de feuillets rédigés par Lise pour ses recherches. Du pur piratage intellectuel mais il n'était pas le seul à jouer à ce jeu.

    Ces pays étaient tellement vastes que je savais que j’aurais quelques difficultés pour la retrouver, je comptais sur ses publications dans les revues scientifiques pour retrouver sa trace, Je pensais que de toute façon elle allait publier dans des revues scientifiques tout comme moi.

    Lise également pourrait me retrouver de cette façon, mais nous étions en guerre et cette guerre aurait des conséquences terribles jusqu’ici et cela je ne l’avais pas prévu.

     

    je ne savais pas que je serais impliqué dans une affaire qui exigerait un secret absolu. Une chape de plomb allait couvrir la recherche expérimentale en physique, car cette recherche allait entraîner des milliers de personnes dans une direction où nous ne voulions pas aller.

    Mes conversations avec Lise me revenaient, un certain nombre de personnes savaient qu’une nouvelle énergie était possible mais qu’elle était dangereuse à manipuler car nous n’en étions encore qu’aux premiers balbutiements.

    C’était un couple de Français qui avaient déposé un brevet concernant un explosif de nature nucléaire en s’inspirant des travaux de Lise. Elle avait trouvé la clef de la réaction en chaîne. Mais ce n’était encore que purement théorique. Très peu de gens s’intéressaient à cet aspect des choses sauf…Ceux qui espéraient trouver en cela un moyen de gagner beaucoup d’argent.

    La physique se révélerait comme les langues d’Ésope, d’être à la fois, la meilleure et la pire des choses.

    Ainsi va l’humanité.

    Revenons un peu en Allemagne avant notre départ. Nous allons un peu décrire les événements qui nous amenèrent à prendre la décision de quitter notre pays où nous avions des amis, un travail, une maison, des habitudes.

     

    Derniers travaux en Allemagne

     

    Certains souvenirs me revenaient pendant notre voyage.

    Lors d’une réunion informelle entre chercheurs je m’étais fait remarquer par une de mes suggestions.

    La question était comment améliorer la précision pour la navigation électronique des avions. Des pilotes qui ne voyaient pas le sol devaient arriver à destination avec une grande précision.

    Il existait déjà un système, le Freya mais qui ne donnait pas entièrement satisfaction. A l’aide de deux antennes il envoyait des signaux codés vers l’avion pour lui donner sa distance par rapport à l’émetteur. La localisation en gisement n’était pas précise, les ondes étaient dans la gamme métrique. Je proposais de changer d’échelle et de passer aux ondes décimétriques.

    Il y avait trois militaires en uniformes dans la salle, ils me proposèrent un budget de recherche pour de tels composants. Il était clair pour moi que ce système ne servirait pas à l’aviation civile mais aux militaires pour une meilleure précision dans les bombardements. J’étais cependant sur le point d’accepter car je sentais que ma liberté de dire non était de toute façon très relative lorsque l’un d’eux me demanda si j’avais des nouvelles de Lise Meyer et si j’étais au courant des dernières publications de Ferma en Italie.

    Les questions devenaient très brûlantes, je voulais esquiver tout ce qui touchait à mes conversations avec Lise.

    Je lui répondis que je ne connaissais pas très bien Lise et que je ne l’avais croisé que dans des conférences. Que les travaux de Lise étaient trop compliqués pour moi car j’étais plus ingénieur que chercheur et que je n’y connaissais pas grand-chose en recherche fondamentale. Que l’orientation de mes recherches se faisait vers le monde industriel ce qui était parfaitement exacte et vérifiable.

    J’avais une excellente mémoire qui m’avait permis de faire de bonnes études et d’avoir même un peu d’avance et lors de nos conversations avec Lise j’avais mémorisé une quantité incroyable de données, cela je voulais le cacher. Bien plus tard je fus moi-même surprit de la quantité d’informations que j’avais amassé dans mes conversations avec Lise.

    Cela commençait à devenir dangereux ici.

    Nous reviendrons plus tard sur notre vie en Allemagne.

     

    Ma décision fût prise, il fallait partir.

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Lundi 9 Avril à 21:34

    Coucou Jo 

    je ne retrouve plus mon commentaire , du coup je ne sais plus ou j'en étais , j'ai perdu le fil  hihihi 

    Tu as tout changé ? 

    Gros bisous 

    Nicole

      • Lundi 9 Avril à 21:48

        Hello Nicole

        Ton commentaire est sous " une histoire de temps puisque tu ne pouvais pas le mettre sous le premier.

        j'ai supprimé le premier " Ce n'était pas hier mais demain" pour cela

        je vais le remettre ne t'en fais pas.

        tu pourras ainsi le commenter.

        J'ai deux romans qui parlent du temps, hihihi

        Ne pas confondre, hihihi

         

        gros bisous

        Jo

         

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