• Mes romans

     

     

     

  •  

     

     

    En terre Improbable

     

     

     

     

     

     

    Roman

     

     

     

    Joseph

     

     

     

     

     

     

     

    En terre improbable

     

     

    Introduction

     

     

    Qui d’entre vous n’a jamais fait de rêves ? Nous rêvons tous, sans trop comprendre comment notre cerveau fabrique nos rêves. Nous rêvons toutes les nuits pendant les deux phases de sommeil paradoxal. Nous savons que notre cerveau ne dort jamais mais comment prend-il le contrôle de notre esprit pendant le sommeil ? La plupart de nos rêves sont très flous mais d’autres plus rarement sont d’une incroyable netteté voir d’une grande précision, pourquoi ?

     

    Les rêves font partie de l’histoire humaine, les rêves qui sont flous ne semblent pas avoir de signification, nous allons nous intéresser dans ce roman aux rêves très précis qui ne sont pas très nombreux et c’est leur incroyable netteté justement qui nous interpelle. Certains appellent cela des songes. Comment de nombreux détails peuvent-ils être reconstitués dans notre esprit ?

     

    C’est un mystère de plus au sujet du fonctionnement de notre cerveau. Lorsque nous voyons le visage d’une personne, il n’est pas stocké sous forme d’image point par point car nos 90 milliards de neurones seraient insuffisants pour conserver les souvenirs de toute une vie sous forme d’images.

     

    Le visage est reconstitué par un algorithme mathématique avec pour paramètres, l’écartement des yeux, la racine du nez, la largeur et hauteur du front, la position de la bouche etc. Ces données codées prennent moins de place qu’une image digitalisée. Notre cerveau ne fonctionne pas sur le mode d’un ordinateur, il est électrochimique. Une impulsion électrique libère tout un tas de peptides qui à leur tour engendrent des réactions dans les fentes synaptiques entre deux axones qui relient nos neurones.

     

    Cela ne vous rappelle rien ? C’est ainsi que vous figurez dans la puce électronique de votre passeport, sous forme de formule mathématique. Tout ceci est bien étrange n’est-il pas vrai ? Lorsque vous regardez un ciel avec de beaux nuages blancs, il vous semble parfois distinguer des visages humains. C’est dans vos neurones que se fabrique et se construisent ces images. Notre cerveau est un organisme complexe. Nous allons encore aller un peu plus loin.

     

    Et si ces rêves n’étaient qu’une part de notre réalité objective ? Un poète n’a-t-il pas dit que l’univers était la pensée de Dieu ? Les poètes ont toujours eu un peu d’avance sur les scientifiques. L’univers a bien une réalité c’est indéniable alors ? Nous n’en percevons qu’une infime partie, ce n’est pas logique.

     

    Ce roman est inspiré d’un rêve……Qui n’était peut-être pas qu’un rêve mais qui était tellement étrange qu’il ne pouvait être qu’un rêve. Si ce n’était pas un rêve, alors le réel serait encore plus fantastique. L’univers qui nous entoure est fantastique à commencer par ses dimensions. Quelle que soit la direction de nos regards avec de puissants télescopes, l’univers nous parait isotrope, c’est-à-dire qu’il s’étend à l’infini, des galaxies succèdent aux galaxies. Nous n’avons aucun moyen de mesurer ses dimensions.

     

    Peut-être que nos souvenirs sont stockés ailleurs, très loin de nous sur une unité de stockage gigantesque et que de temps en temps, nous y accédons. Tout rêve conserve toujours une certaine forme de matérialité dans notre mémoire car certains ont tellement imprégné notre cerveau que celui-ci en a conservé des traces comme s’ils étaient réels. La question qui se pose alors est la suivante : pourquoi garder en mémoire des rêves sans aucune signification ? Ce serait idiot. Le souvenir persistant de nos rêves a donc un sens, il fait partie de notre réalité.

     

    Bien des années plus tard certains d’entre nous se rappellent encore ces rêves sans en comprendre la signification. Pourquoi ces rêves n’ont-ils pas été effacés de notre mémoire ? Il est totalement illogique de conserver les souvenirs qui n’ont aucun sens. Pouvons-nous interpréter nos rêves ? C’est un exercice délicat qui nécessite de la finesse, passer du rêve à la réalité n’est pas sans risques et personne d’autre ne peut interpréter vos rêves à votre place tout au plus vous donner des pistes d'interprétation.

     

    Mais qu’est-ce que la réalité ?

     

    Nos Physiciens étaient incapables d’expliquer ce qui donnait la masse aux particules alors l’un d’entre eux a inventé le boson de Higgs il y a cinquante ans. Ils ont cherché ce fameux boson et comme ils ne l’ont pas vraiment trouvé, ah, si cette année justement mais n’ont-ils pas inventé une fable? Toutes les particules seraient sans masse et ce serait leur interaction avec le vide, qui n’est donc pas vraiment vide que ce boson donnerait de la masse aux particules élémentaires.

     

    A vérifier, mais ce que nous retiendrons c’est que le vide n’est pas vide, qu’il y a un réseau invisible qui peut entrer en résonance et ce réseau contient de l’énergie. L’univers que nous observons avec des télescopes de plus en plus puissants ne représente que quatre pourcents de la masse de cet univers.

     

    Quatre-vingt-seize pour-cents nous sont inaccessibles, en d’autres termes, nous ne savons pas grand-chose de l’univers dans lequel nous vivons. Notre histoire va être basée sur ceci. Ce n’est pas plus fantastique que cette histoire de boson de Higgs invérifiable qui sert simplement à justifier les sommes folles englouties par des expériences inutiles alors que l’argent manque cruellement ailleurs par exemple dans la santé alors que les gens vivent plus vieux,

     

    A quoi sert-il de vivre longtemps s’il n’y a pas la qualité de vie ?

     

    Qui d’entre vous, par une chaude nuit d’été n’a pas été impressionné par le spectacle du ciel étoilé. Tous ces mondes qui nous sont inaccessibles car jamais aucune fusée ne permettra d’y aller.

     

    La Voix Lactée, notre galaxie et ses 150 milliards d’étoiles et ses milliards de planètes dont certaines recèlent probablement la vie et il y a des milliards de ces galaxies invisibles à nos yeux. En tenant compte du temps que met la lumière à nous parvenir, certains de ces mondes ont probablement disparu car les étoiles tout comme nous naissent et meurent, seul l’échelle de temps est différente.

    Pourquoi toute cette profusion de mondes ? Si l’univers existe, il doit être accessible à l’esprit humain. Il n’y a pas d’autres possibilités de voyager entre les étoiles sans maîtriser le temps. Voyager dans le temps c’est voyager dans l’espace.

     

    Accrochez-vous bien, notre l’histoire va commencer, vous n’en sortirez pas indemnes. Vos certitudes seront ébranlées dans bien des domaines. Vous examinerez vos songes avec plus d’attention pour y déceler ces fameux indices qui vous feront réfléchir. Des indices vous en aurez tout le long de votre vie.

    Nous allons vous emmener en voyage.

    Nous allons vous raconter un rêve.

     

    Nous allons nous rendre au-delà des Marches de l’Empire c’est-à-dire sur le bord extrême de notre galaxie, dans le monde connu des quatre cents, oui, des quatre cents mondes. Des mondes qui ne sont pas surpeuplés comme le nôtre. Des mondes où la population est réduite.

     

    Vous ne savez pas où se trouve ces mondes ? Nous non plus car personne n’a encore cartographié notre galaxie. Notre étoile, le soleil est quelque part sur le bord de notre disque galactique, nous sommes loin du centre, c’est tout ce que nous savons. Nous sommes aux Marches de l’Empire pas très loin des quatre cents Mondes. Plus loin, à deux cent millions d’années lumières c’est une autre galaxie, la nébuleuse d’Andromède. Celle-ci entrera un jour en collision avec la nôtre mais ce ne sera que dans quatre milliards d’années.

     

    Entre les deux, un vide, mais un vide qui n’est pas vide puisqu’il concentre les quatre-vingt-seize pour-cents de la masse de l’univers. Nous n’en voyons que quatre pour-cent, pas grand-chose en somme. Qu’y-a-t-il dans ce vide qui n’est pas vide ? Il n’y a que des poètes pour se poser ce genre de questions.

     

    Les Marches de l’Empire, sont ce bord mal défini, au-delà, c’est le vide intergalactique mais ce vide qui n’est pas vide va nous faire découvrir de nouvelles possibilités. Nous pensons que les quatre cents mondes sont dans ce secteur, ce sont quatre cents étoiles semblables à notre soleil, très loin du centre de la galaxie où se trouvent pourtant la majorité des étoiles. Nous ne sommes pas au centre de la galaxie, nous ne sommes pas au centre de l’univers, nous sommes sur un bord, nous ne sommes au centre de rien du tout, sauf de cette histoire et cette histoire occupera bientôt tous les esprits de l’Univers connu car tous nous serons concernés.

    C’est une bien étrange histoire mais c’est avant tout une histoire d’amour. L'histoire d'un homme qui aimait deux femmes, mais il y en eut quelques-unes de plus car les femmes avaient pris le pouvoir.

     

    Quelquefois vous aurez l’impression que c’est un peu comme chez nous sur cette terre, qu’il y a beaucoup de choses semblables, mais ce n’est qu’une impression car tout est différent. Nous pénétrerons dans un autre univers et vous irez comme notre héros de surprise en surprise.

     

    C'était un scientifique, il pensait avoir une bonne connaissance de l'univers qui l'entourait mais il eut une énorme surprise. Il ne connaissait même pas réellement les habitants de son quartier, de sa rue.

     

    Il y avait eu un brassage de population, les anciens habitants qu'il connaissait bien étaient parti chercher du travail ailleurs, Il ne connaissait pas les nouveaux arrivants qui lui parurent de plus en plus étranges.

     

     

     


    12 commentaires
  •  

     

     

     

    Une histoire de temps

     

     

    Roman

     

     

     

     

    Joseph

     

     

    Préambule

     

    La vision que nous avons du temps sera présente tout au long de notre roman, que savons-nous sur le temps qui passe immuablement ? De quoi sommes-nous certains ? Qu’y a-t-il d’étrange dans le temps ? Le temps était-il le même pour tous ? Le temps nous parait parfois long et d’autres fois de doux moments nous paraissent si brefs

     

    La réalité n’est-elle pas par essence subjective ?

    Nos regards vers un ciel étoilé nous font voir des mondes inaccessibles en raison de la distance mais ce vide entre les étoiles, est-il vraiment vide ? Nous parlons de plus en plus d’énergie résiduelle du vide, ce que nous voyons dans le ciel même avec des moyens technologiques modernes ne représente que quatre pourcents de la masse de l’univers. Nous allons nous poser des questions au sujet des quatre-vingt-seize pourcents de masse invisibles à nos yeux. De cet univers invisible qui pourtant existe, nos quatre pourcents n’en sont qu’une infime partie en d’autres mots, nous ne sommes rien. Nos yeux sont aveugles devant cet univers, nous n’en percevons pas grand-chose.

     

     

    Au CERN de Genève les expériences se poursuivent car il manque une particule: le Graviton, la particule virtuelle avec l’onde de la gravité, jamais détecter malgré les efforts déployés. Alors que tout le monde peut mettre cette force en évidence, il suffit de prendre une pierre dans sa main et de la lâcher : elle tombe attirée par le sol.

    Notre monde est donc bien différents de ce que nous pouvons observer mais cela, les poètes l'avaient compris depuis longtemps.

     

    Certains continuent d’affirmer qu’ils ne croient que ce qu’ils voient mais il y a tellement de phénomènes qui sont invisibles à nos yeux et pourtant ils existent, par exemple les atomes qui constituent notre corps. Personne ne connaît la forme d’un électron et pourtant ils existent, nous utilisons leur déplacement tous les jours sous forme de courant électrique. Nous allons partir en voyage en commençant par l’infiniment petit, un électron composant d’un atome.

     

    Nous connaissant, sa masse, sa charge électrique, son moment magnétique mais pas sa forme. Une particule que nous utilisons tous les jours en appuyant sur un bouton mais nous ne savons presque rien à son sujet. Dans certaines expériences, il semblerait même que l’électron disparaisse pendant un court instant pour réapparaître.Les lignes qui vont suivre exploiteront ce mystère. Les particules subatomiques ont donc un comportement fort étrange mais le problème c’est que nous sommes composés de molécules elles composés d’atomes eux mêmes composés de sous-particules qui en définitive ne seraient que des vibrations. Mais des vibrations de quoi ?

    Le temps sera notre première grille de lecture.

     

     

    Nous allons essayer de soulever un peu le grand-voile de notre perception du monde. En partant du rêve nous allons explorer les possibles dans une expérience de pensée car ce genre d'expérience ne peut pas être réalisé avec des moyens technologiques.

    Mais en parallèle en suivant la trame du temps de façon scientifique, nous allons nous attaquer à des problèmes de société, l’amour, la sexualité, la religion, les problèmes entre les humains. Il y a donc plusieurs niveaux de lecture mais tout cela dans un domaine romanesque. Informer et divertir c'est notre objectif. Faire naître des questions dans nos esprits.

    Nous auront un certain nombre de postulats.

     

    Sans amour, la vie ne vaut pas la peine d’être vécue et la sexualité est le ciment de l’amour. Ce sera notre postulat de base. Lorsque nous parlons de sexualité nous parlons de la sexualité de 99% des humains, la sexualité entre un homme et une femme, l’hétérosexualité. Les autres 1% ne nous intéressent pas ici. Nous n'avons aucun ostracisme envers les différences mais leurs activistes font beaucoup de bruit en ce moment. Simple effet de mode ou stratégie de destruction ? Une petite minorité n'a pas à nous imposer sa façon d'être

     

     

    Un autre niveau de lecture sera une analyse romancée de la structure de l’univers pour nous faire réfléchir. Il y a autant de théories sur le cosmos qu’il y a de cosmologistes dans le monde. Cela va des plus farfelues à l’esquisse de l’esquisse de la réalité, autrement dit : pas grand-chose. C’est à ce niveau que nous allons étudier le temps, les distances paraissant inaccessibles aux pauvres humains que nous sommes.

    Si le réel existe, il doit être accessible à l’esprit humain, ce sera notre deuxième axiome. Il ne saurait en être autrement.

     

    Le troisième niveau de lecture sera une analyse profonde de la religion Catholique et de ses dérives. Nous vous rappelons que c’est la religion de 80% de la population française même si certains voudraient masquer ce fait car cela les dérangent, les loges maçonniques ne sont qu'une arme dirigée vers le monde chrétien. Malgré la véritable guerre menée par les francs-maçons ses idées sont toujours présentes dans le cœur des Français, ils ont muselé le Vatican par leur sale argent car le Vatican c'est aussi une banque mais les véritables Chrétiens sont capables de faire la différence entre le mal et le bien.

     

    Ces Chrétiens détesteront toujours la banque privée et ses usuriers. Les banques privées sont une aberration qui ne devrait pas exister. Nous n'avons besoin que d'une banque d’État et non de banques privées qui ne sont que des usuriers. Ce sont ces mêmes usuriers qui sont à l'origine de la pauvreté et de la misère dans le monde y compris les guerres tout cela à travers la mondialisation.

     

     

    C’est certainement la partie la plus polémiste mais les citations des évangiles sont rigoureusement exactes ainsi que toutes les références à la bible et elles sont facilement vérifiables par les gens avertis. Il appartient au lecteur de juger. Nous pensons que certaines conclusions même les plus extrêmes comme le mariage des prêtres vont dans le sens des souhaits de beaucoup de Catholiques et dans le sens de l’histoire. Il est anormal d’imposer le célibat que ce soit à des hommes ou des femmes. L'acceptation des minorités sexuelles avec certaines réserves doit également se faire.

     

     

    L’histoire est en marche, le monde changera, dans un sens ou dans l’autre, vers le meilleur ou vers le pire. La religion Catholique a toujours eu un problème avec le sexe, il faudra bien qu’un jour la masse des chrétiens catholiques oblige l’église à changer. Une poussée de la base peut se faire effondrer le sommet qui est de toute façon actuellement entre les mains de Satan.

     

    Notre but là encore n’est pas de choquer mais de pousser à la réflexion.

     

    La dernière partie sera une analyse de la perception que nous avons de notre réalité ainsi que l’esquisse d’autres possibles.

     

    Si la complexité de certaines situations vous inquiète, dites-vous bien que ce roman nécessitera peut-être pour certains une seconde lecture pour bien comprendre, c’est un peu notre but, provoquer une relecture pour bien analyser les choses. Notre objectif est de vous intéresser suffisamment pour étudier un peu plus les situations complexes. Nous évoluerons sans cesse entre rêve et réalité.

     

     

    L’étude de situations complexes est en effet une bonne gymnastique cérébrale aussi utile que le sport pour entretenir le corps. Notre cerveau est aussi important que nos muscles.

     

    Voyons un peu notre monde tel que nous le percevons.

     

    Notre monde tel qu’il est perçu

     

    Quel regard avons-nous sur le monde qui nous entoure ? Notre étoile le soleil n’est qu’une étoile parmi les 150 milliards de notre galaxie, le nombre de planètes détectables autour des étoiles les plus proches augmente tous les jours. Il y a des milliards de galaxies dans l’univers, cela devient vertigineux.

     

    Mais le gros problème est que l’étoile la plus proche de nous Proxima Centauri est à quatre années-lumière de nous, une distance considérable. Même si nous pouvions voyager à la vitesse de la lumière, il nous faudrait quatre années pour nous y rendre. Il y a là une première impossibilité.

     

    De plus, la vitesse radiale de cette étoile est de vingt kilomètres par seconde, elle se déplace tout comme nous à une vitesse très élevée. Nous ne sommes pas immobiles dans l’espace, rien n’est immobile, tout se meut.

    Tous ces mondes, que nous ne pourrions sans doute jamais explorer car les distances à parcourir sont trop grandes, nous pose une question : pourquoi une telle profusion de mondes qui ne nous seront pas accessibles et que nous ne voyons même pas à l’œil nu ?

     

     

    Quel gaspillage d’énergie ce serait si ces mondes nous étaient à jamais inaccessibles. Il est vrai que les hommes des cavernes n’avaient aucune idée de ce qu’était une étoile et une planète et nous ne sommes pas si loin dans le temps des hommes des cavernes, encore une histoire de temps. Le temps a profondément modifié l’humanité. Qu’en sera-t-il dans l’avenir ? Vers quelle évolution irons-nous ?

     

    D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

     

    Si l’univers existe, il doit être accessible à l’esprit humain, c’est pour cela qu’il a été créé. Le hasard n’a pas sa place dans ce processus. C’est un processus de création. C’est à partir de ce troisième postulat que va naître notre récit ainsi que notre argumentation.

    Si les voyages dans l’espace sur de telles distances astronomiques sont impossibles et il semble que cela soit ainsi, il ne reste plus qu’une seule possibilité, celle de voyager dans le temps, mais qu’est-ce que le temps ?

    Pour aller d’un point A vers un point B il y a une certaine distance, même la lumière met un certain temps pour arriver au point B. C’est le déplacement qui crée le temps, distance vitesse et temps sont liés.

    Que voulons-nous dire par voyager dans le temps ? Le temps et l’espace sont indissociablement liés. Voyager dans le temps c’est voyager dans l’espace. Si la lumière qui nous vient d’une étoile met des années à nous parvenir, elle voyage bien dans le temps donc il est possible de voyager dans le temps. Certains mondes que nous voyons dans nos télescopes ont certainement déjà disparu. Le voyage de la lumière jusqu’à nous a dépassé leur temps d’existence, ces mondes n’existent plus que par leur lumière qui arrive sur notre rétine, mais en sommes-nous si sûr ?

     

     

    Il y a le temps sidéral en milliards d’années, notre univers a entre quinze et dix-huit milliards d’années. Il y a le temps humain d’une vie plus ou moins longue mais avec une limite. Il y a le temps des particules subatomiques qui est de l’ordre de la nanoseconde, les événements sont souvent tellement rapides qu’ils sont indécelables.

    Tous les composants de notre corps, molécules, atomes, particules subatomiques sont régis par le temps en nanosecondes et nous allons un peu nous intéresser à ce qui se passe dans ces moments ultra-brefs qui sont les véritables horloges de nos atomes dont nos corps sont constitués car les molécules de notre corps sont bien composées d’atomes avec des noyaux composés de protons de neutrons et des électrons qui gravitent autour.

     

     

    Lorsque vous passez un examen IRM, un gigantesque aimant fait danser les atomes de votre corps pour réaliser des images très fines. Contrairement au scanner, il n’y a pas de rayons ionisants comme les rayons X qui causent des dommages à nos cellules, il n’y a que des champs magnétiques variables et des champs électriques.

    Nous allons nous intéresser un peu à la danse des atomes de votre corps.

    Les humains oublient un peu trop que nous ne sommes que de la poussière d’étoiles, de la poussière fabriquée lors de l’explosion d’étoiles préexistantes. Tous les atomes qui constituent les molécules de nos corps ont été fabriqués au cœur d’une étoile qui se trouvait à l’emplacement de notre soleil et qui a explosé en fin de vie il y a à peu près huit milliards d’années.

     

    Nous allons en rajouter une couche dans ce récit qui n’est qu’un roman mais qui a autant d’objectivité que toutes ces théories mathématiques incapables d’expliquer le monde réel. Les Maths sont certes utiles mais servent trop souvent à cacher l’ignorance de ceux qui s’en servent.

    Le temps n’est pas le même pour ceux qui se déplacent à des vitesses différentes, cela on nous l’a affirmé mais que valent ces affirmations ?

     

     

    Secouons un peu le cocotier

     

    Alors nous allons nous aussi secouer un peu le cocotier pour voir si nous pouvons faire tomber quelques noix. Peut-être serons-nous plus proche parfois de la vérité que ces illustres personnages mais nous ne sommes, je vous le rappel, que dans le domaine du roman sans aucune prétention autre que le rêve.

     

     

    Mais le rêve n’est-ce pas déjà une certaine matérialisation dans notre esprit ? Nos pensées génèrent des molécules chimiques, des peptides, des différences de potentiels électriques, des courants donc quelque chose que l’on peut qualifier de matériel.

     

    Toutes nos pensées et même nos rêves ont une certaine réalité au moins pour un temps assez court avant que toutes ces molécules ne se dégradent et finissent comme déchets dans notre circulation sanguine. Notre cerveau est un ordinateur électrochimique. Il garde parfois dans sa mémoire même nos rêves qui paraissent fous. Pourquoi ces souvenirs persistent-ils alors qu’ils n’ont aucune importance ?

     

    Nous, nous rappelons parfois des rêves que nous avons eus dans le passé, donc la matérialisation du souvenir est conservée. Mais sous quelle forme sont stockés ces souvenirs ? Hélas, nous n’en savons rien, nous ne percevons que l’activité électrique ou chimique de notre cerveau.

     

    Nous allons donc explorer un peu le possible avec ce que les scientifiques appellent une expérience de pensée, c’est-à-dire une expérience impossible à faire dans un laboratoire. C’est grâce à de telles expériences que notre compréhension du monde progresse et nous n’aurons pas besoin de formules mathématiques pour cela.

     

    Le voyage que vous allez faire dans cette histoire est un voyage dans l’inconnu mais nous avons semé des petits cailloux pour vous remettre sur le chemin afin de ne pas vous perdre car les situations décrites sont parfois un peu complexes.

     

    La réalité, notre réalité existe-t-elle en plusieurs exemplaires ? Le comportement de certaines particules élémentaires dans nos atomes semble le démontrer. Il semblerait qu’il y ait des réalités cachées dans le monde des particules car celles-ci disparaissent parfois brièvement pendant un temps très court. Il existe donc un phénomène vibratoire inconnu qui se propage probablement dans tout l’univers comme des vagues sur la mer. Voilà peut-être ces autres réalités qui nous échappent totalement.

     

    La question qui se pose tout de suite est la suivante : est-ce que le futur existe déjà ? C’est une question très étrange mais lorsqu’on parle du temps il faut se la poser. Pour les communs des mortels que nous sommes, nous ne connaissons que le temps linéaire qui va toujours dans le même sens avec aucune possibilité de revenir en arrière.

    Là, nous avouons que cela devient un peu compliqué.

     

    La transposition de ce que font ces particules, ces électrons qui frôlent leur proton en tournant autour, qui disparaissent pour réapparaître plus loin, qui font des allers-retours vers ces ailleurs mystérieux, passé, présent avenir, n’est pas forcément transposable au monde macroscopique, c’est-à-dire le nôtre, c’est l’œuvre du romancier.

     

    Aucune expérience actuelle ne permet de démontrer cela. Tout ce dont nous sommes sûrs c’est que le monde des particules élémentaires dont nous sommes composés est fort différent du nôtre et nous réservera encore de nombreuses surprises. Ce que nous évoquons ce n’est qu’un possible dans l’état actuel de nos connaissances. Mais n’oublions pas que nos corps sont composés de molécules elles-mêmes composées d’atomes. Des atomes qui ont un comportement étranges et qui changent d’état en permanence et pour lesquels le temps ne compte pas, cela donne à réfléchir.

     

    Alors imaginons cette expérience de pensée….

     

    Nous allons vous faire plonger dans un univers où vous aurez beaucoup de mal à distinguer le rêve de la réalité car même la réalité vous paraîtra tellement étrange et irréelle. Il y a une bonne dose de réalité dans ce que vous lirez. Certaines personnes sont réelles, et les situations également seuls les noms et les lieux ont été changés.

     

    Nous allons naviguer dans un univers de scientifiques, de gens très pondérés qui ont l’habitude de réfléchir et d’analyser chaque situation où même la réalité paraîtra incroyable.

    La danse des atomes va nous entraîner de l’infiniment petit vers l’infiniment grand.

     

    Accrochez-vous bien, cela va commencer.

     

     

    Une histoire de temps

    Le jour où tout a commencé

     

    Un jour ordinaire, on se lève et on part à son travail à l’université comme d’habitude. On salue ses collègues, Un petit bisou à Jeanne la secrétaire puis salle de cours le matin, le sujet : mise en évidence expérimentalement de l’énergie résiduelle du vide. Ensuite restaurant universitaire à midi puis direction le laboratoire de recherche où j’avais une expérience en cours.

     

     

    En quoi consistait mon travail ? Je n’étais pas dans la recherche fondamentale mais dans la recherche appliquée. Partir de quelque chose qui existe et l’améliorer, tout le travail de recherche appliquée est contenu dans cette phrase et quelque fois on trouve presque par accident des effets que personne n’avait découvert avant vous mais cela reste très rare et c’est le début du problème qui va nous occuper.

     

    Une découverte fortuite alors que vous cherchiez tout à fait autre chose, mais obligé de passer à autre chose par manque de budget.

     

    C’était un jour qui sera à jamais gravé dans ma mémoire. Un jour tout ce qu’il y avait de plus ordinaire au départ. Un simple appel téléphonique d’un autre scientifique changea profondément le cours de mon existence. La spirale du destin vous happe un beau jour et vous ne pouvez plus vous échapper. C’était pourtant un jour qui avait commencé comme un autre. J’étais à mon travail dans mon labo et jamais, non jamais je n’aurais soupçonné l’ampleur de ce qui allait se produire.

    Mais laissez-moi d’abord me présenter.

     

    Nous reviendrons plus tard à ce coup de téléphone et ce rendez-vous qui orienta ma vie dans une direction que je n'aurais jamais pu prévoir. A des centaines de kilomètres de distance des personnes cherchaient à me rencontrer. Je ne connaissais pas ces personnes et n'avais jamais entendu parler de ces gens mais eux semblaient me connaître.

     

    Je m’appelle Henri, j’ai vingt-huit ans et suis encore célibataire. Je suis enseignant et chercheur dans une Faculté de Physique, chercheur en physique appliquée par opposition à la recherche fondamentale. Après les cours magistraux en salle, mon travail consiste à trouver plus qu’à chercher, c’est pourquoi je me définis souvent comme un « trouveur ». Le nerf de la guerre étant l’argent, il fallait trouver quelque chose avant l’expiration des budgets. L’université cédait des licences à des industriels d’où l’obtention de royalties qui permettaient d’obtenir de nouveaux budgets, la boucle était ainsi bouclée.

    Après le décès de ma maman je me suis retrouvé seul et je m’étais totalement investi dans mon travail pour oublier mon chagrin. Mon sujet principal de recherche concernait les enregistrements magnétiques dans lequel j’avais eu quelques succès en augmentant la capacité des disques durs des ordinateurs. J’étais en train d’étudier une possibilité de réduire encore la surface magnétique nécessaire pour enregistrer ces données.

     

    Mon université avait cédé des licences et je touchais moi également des royalties sur les ventes, je n’avais pas de problèmes financier. Dans mon labo je fis une petite pause de cinq minutes dans mon travail pour réfléchir un peu à mon avenir, je me versais une tasse de café. La solitude commençait à me peser, l’absence de tendresse également.

     

     

    Les jeunes filles de mon âge étaient déjà toutes mariées et mères de familles, il ne restait que les femmes divorcées de quarante ans avec déjà des enfants, ou alors des plus jeunes que moi et celles-ci, je ne savais pas trop comment faire pour entamer une discussion avec elles. J’eus un jour la surprise de me faire draguer par plusieurs jeunes filles très jeunes qui paraissaient plus que leur âge et je me méfiais donc.

     

     

    Je ne voulais pas recommencer ce genre d’expérience. Je voulais avoir un jour une maison pleine d’enfants, c’était le vœu de ma maman, il me fallait donc une jeune femme d’une vingtaine d’année au moins. Je pris la décision de m’occuper un peu plus de ma vie privée.

     

    Mais il y eut cet appel téléphonique qui allait bouleverser autant ma vie.

     

    Pendant que je réfléchissais à mon problème de solitude, mon téléphone sonna, je n’aimais pas être dérangé lorsque j’étais dans mon labo, je décrochais le combiné un peu brutalement.

     

    _ Professeur Hahn ? Je suis Giuseppe Marker de l’université de Rome, j’aimerais vous rencontrer pour vous montrer un objet insolite que nous avons trouvé lors de nos fouilles, il s’agit d’un objet en métal. Je suis archéologue et j’aimerais avoir votre avis concernant cet objet qui, je vous l’assure est vraiment étrange.

     

     

    Il s’agit d’un objet façonné, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment mais il me semble que cela concerne certaines de vos publications en particulier sur le spin des électrons. Nous savons que vous êtes un spécialiste du stockage des données et du décodage de fichiers. Nous avons un problème de cet ordre qui entre dans le champ de vos compétences. Nous n’avons trouvé personne dans notre université pour nous aider, certains de nos collègues nous ont dit que vous étiez le meilleur dans ce domaine.

     

    _ J’ignore si je suis le meilleur, mais je travaille dans un contexte international qui m’oblige souvent à transcoder des fichiers dont je ne connais pas la structure exacte, si je peux vous être utile professeur, ce sera avec plaisir.

     

    Je pris donc rendez-vous avec mon interlocuteur pour la semaine suivante, je me demandais quel pouvait être ma compétence dans son domaine à lui. J’étais un physicien et pas un archéologue. Il m’avait cependant parlé de certaines de mes publications, mes dernières parlaient de l’augmentation de la capacité de stockage des dispositifs de nos disques durs.

     

    Je ne voyais pas le rapport avec un objet archéologique mais j’étais prêt à rendre service à un collègue étranger. Il m'avait parlé d'un objet métallique et cela m'intriguais, j'avais fait des expériences avec certains alliages sur les spins électroniques. Un tel objet ne pouvait pas se trouver dans une tombe car ces alliages étaient récents.

     

    Sans le savoir je venais de mettre mon doigt dans un engrenage qui allait me happer tout entier. Ce qui était en train de se mettre en place allait changer énormément tout le cours de mon existence et me faire passer de surprises en surprises. Ma vie, dorénavant ne serait plus qu’une gigantesque énigme dont la résolution allait m’échapper pendant longtemps.

     

    Une incroyable partie d'échec allait s'engager avec un joueur non identifié qui appliquait ses propres règles, Dans cette partie je n'étais qu'un pion et je m'efforçais d'atteindre la huitième rangée pour enfin y voir clair.

     

    Mes publications sur le spin de l’électron dataient déjà un peu et je n’avais pas pu en tirer une application pratique dans un délai court. Mon budget était arrivé à expiration et le seul résultat tangible fut l’augmentation de la capacité des disques durs en réduisant la surface magnétique nécessaire pour stocker une information élémentaire, soit un Bit.

     

     

    Mon but ultime aurait été de supprimer le disque dur et le remplacer par une petite pastille de métal en stockant un bit sur un unique atome en jouant sur le spin de l’électron, mais cela, je n’avais pas réussi à l’obtenir. Beaucoup de laboratoires dans le monde travaillaient sur le même sujet car à la clef il y avait une possibilité de gagner beaucoup d'argent en cédant des licences.

     

    Le soir dans mon lit, en cherchant le sommeil, j'oubliais un peu mon travail et je me remémorais mes amours contrariés, mes chagrins. Un seul amour véritable, celle qui aurait dû être la femme de ma vie. Quelquefois j’en pleurais encore. Un amour qui avait commencé à l’âge de quinze ans pour finir trois ans plus tard dans un accident tragique. Une blessure qui n’était toujours pas cicatrisée dix ans plus tard. Trois ans d’amour, de quiétude et de bonheur sans aucun nuage…Sauf une lourde inquiétude pour un événement imprévisible.

     

    Mais avant celui-ci, il y en eu un autre assez bref, sans véritable conclusion mais qui laissa tout de même un immense chagrin et une trace durable dans ma mémoire, c’était un double amour, J’avais aimé deux personnes en même temps en étant confronté à une étrangeté de la nature. La trace de cet amour était ancrée dans ma mémoire et régulièrement la nuit des images tendres me revenaient. Qu'étaient mes amours devenus ? Je les avais tant aimés tant chéris et tant caressés.

     

    Ce sont ces amours et ces chagrins qui en définitive font de nous ce que nous sommes.

     

    Nous allons être obligés de remonter un peu le temps et de parler un peu du début et des premiers émois en matière d’amour et de sexualité, ce sont ces premiers émois qui ont augmenté ma sensibilité et m’ont marqué à vie.

     

    Ces lignes sont basées sur la notion de temps alors retournons treize ans en arrière. Ce sera notre premier voyage dans le temps. C’est un voyage très facile car il se fait d’après les souvenirs de notre cerveau. La mémoire, j’ai toujours eu une excellente mémoire, cela m’a permis de faire de bonnes études. Les souvenirs, s’il y en avait de forts doux, il y en avait d’autres qui avaient causé des chagrins terribles.

     

    Je me souvenais…J’avais alors quinze ans et je venais de passer mon BAC. J’étais particulièrement précoce, peut-être un peu trop même car je commençais à éprouver de drôles de besoins, de drôles d’envies et ma maman s’en rendait compte à certains indices, elle savait que je n’étais plus un petit garçon.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    2 commentaires
  •  

     

     

    Voyages et angoisses au pays de l'atome

     

     

     

     

    Voyages et angoisses

    au pays de l' atome

     

     

    Roman

     

     

     

     

     

     

    Joseph

     

     

    Introduction

     

    La trame de fond de ce roman se situe dans le milieu de la recherche atomique menant au projet Manhattan de création d’une bombe atomique, avec certaines révélations sur ce qui se passait à Alamogordo dans ce centre d’expérimentation qui n’existe plus aujourd’hui. Il a été entièrement rasé, les produits dangereux qui y étaient manipulés ont été enfouis dans le sol, alors n’allez pas vous promener trop longtemps dans le désert de White Sand car la localisation du camp est volontairement imprécise.

    Tout ce que vous lirez sur ce sujet est rigoureusement authentique seul les noms de certains personnages ont été changés, aussi bien pour ce qui se passait en Allemagne qu’aux USA.

     

    La documentation sur la bombe A ainsi que sur la bombe H est aujourd’hui accessibles. Certains accidents décrits sont également réels bien que cachés pendant longtemps mais des gens ont parlé. Il y a de nombreuses sources concordantes, des témoins qui travaillaient dans les usines d’extraction du plutonium. Beaucoup d’entre eux hélas sont décédés mais leur famille a témoigné de leurs souffrances.

    En y rajoutant nos propres connaissances et sources, nous avons réussi à créer un panorama complet de ce qui fut plus qu’une grande aventure scientifique mais une orientation vers un objectif de destruction massive et de meurtre de masse qui devrait donner à réfléchir.

     

    L’ennemi, ce n’était pas seulement les Allemands ou les Japonais, c’était toute l’humanité qui ne voulait pas penser comme eux ou courber l’échine comme des esclaves. La meilleure preuve était que les Allemands et les Japonais avaient déjà virtuellement perdu la guerre, ces deux pays étaient détruits par les bombardements. Des bombardements avec des bombes classiques. Le bombardement de la ville allemande de Dresde qui ne pouvait pas être considérée comme un objectif militaire fût celui qui causa certainement le plus grand nombre de victimes civiles (en grande majorité des réfugiés). Une bombe au plutonium n’aurait pas fait mieux.

     

    L’atome comme les langues du fabuliste Ésope peut être à la fois la meilleure ou la pire des choses selon l’emploi que les humains en feront.

     

    Nous y avons ajouté quelques petits secrets, glanés de-ci, de-là dont nous ne vous donnerons pas la source, ce sont les petits secrets de la recherche documentaire. Des petits détails authentiques de témoignages directs piochés ça, et là sur les lieux même où cela est arrivé qui vont certainement en surprendre beaucoup. Des rencontres avec des gens qui se souvenaient de ce qui se faisait dans ces endroits très secrets.

     

    Beaucoup de choses sont restées cachées pendant longtemps mais il y a toujours des gens qui finissent par parler, cela même malgré la chape de plomb qui s’est abattue sur cette période. En filigrane, il y a la lutte pour le pouvoir d’une minorité agissante ce qui n’était pas perçu à l’époque, le peuple américain croyait qu’il était en démocratie alors qu’il n’était qu’en dictature, des gens non élus tirant les ficelles des politiques qui n’étaient plus que des pantins ridicules. Les grands médias étaient entre leurs mains, ceux-xi réclamaient des sommes énormes pour la propagande électorale, les candidats avaient besoin de beaucoup d'argent pour se présenter. Les usuriers banquiers se frottaient les mains, ils pouvaient faire élire ceux qu'ils voulaient.

    Le pouvoir étais désormais entre leurs mains. Il n'y avait plus d’État, L'État n'étais plus qu'un leurre pour tromper les gens et éviter qu'ils ne se révoltent.

     

    La chose peut paraître surprenante mais soixante-dix ans après l’explosion de la première bombe, il y a encore des gens pour en parler et nous donner des détails. Les voyages au Canada et aux USA permettent de rencontrer des gens qui savent et se rappellent certaines choses non dites. Témoignage après témoignage une histoire se construit. Le site des laboratoires et de la ville ont été détruits mais ils sont restés dans la mémoire de ceux qui y ont vécu et qui y ont travaillé.

     

    Les touristes vont visiter le site de la première explosion nucléaire qui fût baptisé Trinity. Sa localisation au milieu des dunes nous parait fantaisiste, il y a une stèle à cet endroit, or il y avait une dépression de plus de deux mètres et le sol était entièrement vitrifié sur des centaines de mètres.

     

    La tour où était accrochée la première bombe Trinity avait disparu mais ses soubassements en béton armé étaient encore visibles avec des restes de fers à béton, il y a encore des photos pour en témoigner. Le tout a certainement été recouvert par plusieurs mètres de terre et il se trouve ailleurs dans le désert de White Sand, il est même possible puisque les bulldozers sont passé sur le site en couvrant une vaste zone que plus personne ne se souvienne de l’endroit exacte, le vent s’étant chargé de déplacer des dunes de sable blanc. Rien ne prouve que la stèle soit sur le site, nos arguments prouveraient le contraire. Ce n’est qu’un « attrape touristes » de plus.

     

    Toutes les installations ont également disparu de même que les plans et documents, les maisons, les baraquements, les laboratoires, il ne reste plus aucun point de repère. Il n’y a plus que des dunes. Tout est bon pour attirer le touriste et lui faire dépenser un peu d’argent alors qu’il n’y a rien à voir. Un jour d’autres personnes marcheront sur des fragments de déchets radioactifs sans s’en rendre compte car le vent aura ramené en surface des débris de plutonium car il y eut un essai raté, une information toujours gardée secrète.

     

    Cette bombe ne fut développée qu’à la suite d’un immense mensonge et pour des raisons purement mercantiles et politiques. Nous allons nous éloigner un peu de la légende officielle et nous nous en expliquerons. Nous nous sommes maintes fois aperçu que l’histoire officielle de cette époque était parfois très différente de la vérité dite « historique » qui a parfois était travestie par une propagande. Le peuple ne devait pas savoir sinon il risquerait de se révolter.

     

    Il y aurait là encore du travail pour une génération d’historiens pour rétablir toute la vérité. Qui osera s’atteler à cette tâche ? Il y a encore tellement de choses à vérifier, de témoignages à recouper, de quoi écrire encore de nombreux livres. Mais qu’est-ce que la vérité demanda un certain Ponce Pilate. La vérité n’est-elle pas par essence subjective ? Les décideurs de cette époque ne voudraient pas que la population vienne à découvrir leurs turpitudes et même leurs crimes.

     

    Bien plus tard En France, il arriva qu’une loi ad hoc soit votée en catimini par le parlement la nuit par quelques députés, pour interdire aux historiens de faire des recherches et d’infirmer éventuellement la vérité officielle sur ce qui s’était passé lors de la deuxième guerre mondiale. Tout le monde s’accorde à dire que cette loi est liberticide dans une démocratie mais personne ne proposa de l’abroger, car elle pourrait être abrogée par un autre vote de ce même parlement.

     

     

    Cela veut dire qu’il y a une complicité objective au niveau politique quelque soient les partis au pouvoir pour cacher la vérité. Les gens ne doivent pas savoir, toujours cette peur du pouvoir pour cacher leurs mensonges. L’oligarchie au pouvoir méprise le peuple mais le peuple leur fait peur, s’il venait à savoir qui a usurpé le pouvoir et que ce pouvoir est loin d’être démocratique ce serait leur fin à tous, ils seraient obligés de fuir tellement leur crime est monstrueux.

     

    Comme c’est étrange, il y aurait donc des intérêts financiers en jeux ? Il y a très certainement beaucoup d’intérêts en jeux pour camoufler ainsi la vérité. Il faut sans doute cacher l’enrichissement honteux de certaines personnes, devenues très riches par la guerre, le malheur et la souffrance des autres. Il y eut cinquante millions de morts au total, c’est cela le nombre qu’il faut retenir et non pas les victimes de telle ou telle catégorie. Qu'ils mettent fréquemment en avant pour tenter de justifier d'autres crimes.

     

     

    Dans ce qui n’est qu’un roman, nous allons parfois l’effleurer de très près cette vérité. Il appartient au lecteur de juger. Certaines personnes citées dans ce roman, bien qu’ayant existé, sont aujourd’hui disparues. Aucun historien n’aura plus jamais leur témoignage et c’est fort dommage. La propagande et sa désinformation a fait disparaître des pans entiers de la vérité historique.

     

    Ce sera notre première grille de lecture, il appartient au lecteur de comprendre et de faire la part du vrai et de l’intox, les sources sont disponibles sur internet et vérifiables par recoupements. Ce sera notre premier fait de société que nous proposerons à l’analyse, notre première grille de lecture. Le mensonge édifié en méthode de gouvernement et en falsification de l’histoire.

     

     

    Le mensonge remplaçant la vérité, c'est quelque chose que nous rencontrons souvent chez nos gouvernants.

    Où est le travail des historiens ?

    Leur silence est assourdissant.

    Voilà pour la partie historique de notre histoire.

     

     

     Une autre grille de lecture

     

    Nous avons prévu une autre grille de lecture sur un sujet de société. Les deux grilles vont donc se chevaucher.

    C’est sur cette toile de fond historique réelle que nous allons évoquer un autre problème, celui des relations hommes femmes. Pour contrer un peu la «  théorie des genres » que certains voudraient nous imposer. Ils voudraient nous faire croire que les hommes et les femmes seraient interchangeables sexuellement, c’est la pire des perversions satanique. C’est pour cette raison que la sexualité entre les hommes et les femmes aura une grande importance dans notre récit. La grande majorité des humains est hétérosexuelle et le restera toujours. Les minorités sexuelles resteront des minorités même s'ils font beaucoup de bruit en ce moment et nous cassent...Les oreilles. Ce sera notre combat remettre les minorités à leur place. Il y a donc deux niveaux de lecture.

     

     

    Cet essai est une déclaration de guerre envers la théorie du «  Genre » ainsi que contre le transhumanisme. C'est bien d'une guerre dont nous vous parlons car ce sont les activistes des mouvements LGBT qui nous l'ont déclaré. Une petite minorité qui a infiltré nos organes de gouvernement et les médias, le ver est dans le fruit. Le mensonge doit remplacer la vérité, ce qui est anormal doit devenir la nouvelle norme.

    Nous avons greffé deux types de personnages, ceux qui sont historiques et dont nous avons changé les noms et des personnages fictifs et romanesques. Bien que ces personnages soient fictifs dans ce roman, il s’agit de gens qui ont existé, certains que nous avons connus dans la vraie vie et qui ont interagi avec nous dans d’autres circonstances qui ont parfois simplement croisé notre route, à une autre époque et qui nous ont donné l’idée de ce roman.

     

    Le narrateur a lui-même rencontré une des personnes clefs de notre histoire alors qu’il n’avait que quinze ans. Cela sera expliqué en appendice et c’est ce qui donne un peu plus de relief à notre histoire. C'est cette rencontre qui a motivée l'écriture de ce roman.

     

     

     

    Il y a donc une bonne part de vérité dans cette histoire, une vérité historique dans le cadre du projet Manhattan même si la chronologie n’est pas toujours respectée, avec des personnages qui ont existé mais dont les noms ont été changés et une autre vérité au niveau des échanges entre les personnes, même si cela semble parfois incroyable.

    Certaines interactions entre les personnes sont réelles, justes transposées en d’autres lieux et d’autres temps. Des gens ayant réellement vécu que nous avons transposés ailleurs dans une histoire elle également réelle. Deux époques se superposent par transparence comme dans un voyage dans le temps. Deux vérités et deux époques se chevauchent pour faire ce récit.

    Nous allons faire un véritable voyage dans le temps, cette fois-ci ce sera dans le passé mais un passé pas si éloigné que cela.

    C’est le travail du romancier de mélanger subtilement des faits réels et fictifs sans donner exactement la part du réel et du fictif, le fictif n'étant là que pour donner plus de relief aux faits réels. il y a certains indices semés un peu comme des cailloux blancs qui permettent de suivre la piste à ceux que cela intéresse. Trouver le réel dans un récit qui semble parfois tellement romanesque, étrange et imaginaire.

     

     

    Ce roman en dehors de la part purement scientifique et historique qui vous fera découvrir certains aspects de la genèse des premières bombes atomiques et thermonucléaires est en fait un essai sur un problème de société et suggère une piste qui nous l’espérons vous divertira. Nous allons détailler cela.

     

    Il y a d’abord la divulgation du mépris des dirigeants envers les personnels qui ont travaillé dans des conditions épouvantables sans même savoir ce qu’ils faisaient. Ils étaient plus de cent-trente mille. De la mise en danger d’autrui dans toutes les usines réparties sur le territoire, ainsi que de la mise en danger des populations qui vivaient à côté de ces usines. Ce mépris affiché par l’oligarchie au pouvoir peut être considéré comme un crime car il y eut de nombreux accidents. Le récit historique et scientifique sera entrecoupé de nombreuses histoires sentimentales.

     

     

     

    Nous découvrirons comment la sortie du monde de l’enfance avec ses angoisses et la découverte du monde des adultes laisse des traces profondes dans notre vie et nous marqueront à jamais. C’est une période particulièrement cruciale pour nous tous.

    Dans un monde plongé dans le chaos de cette époque et de ce lieu étrange et secret qu’était Alamogordo et le désert de White Sand, nous allons déclencher des interactions avec nos personnages qui sont un peu spéciales, mais certaines ont réellement existé car tout le personnel était sous haute surveillance, il y avait des micros partout.

    Il y a eu des transcriptions écrites qui sont actuellement dans les archives et les minutes d’un procès impliquant l’un des protagonistes célèbre sont disponibles. Ce fût un procès infâme pour détruire une personnalité gênante sur le plan politique, une personne susceptible de gagner la course à la présidence devait être éliminé, les noms ont été changés. Les relations intimes de sa femme furent exposées dans le seul but de nuire. Elle aimait beaucoup les jeunes gens et elle était alcoolique.

     

     

    Nous avons rajouter encore un autre niveau de lecture.

    En nous servant du support de ce roman, nous allons étudier un phénomène de société destructeur de la famille : les solitudes dans les couples mal appariés. Nous considérons qu’il est impossible pour un couple de perdurer sans amour, et c’est la sexualité qui est le ciment de l’amour. Sans ce ciment indispensable, l’amour s’effrite. Ceci donc est également un essai sur les relations hommes-femmes.

    Il est aisé de constater qu’une famille sur deux divorce et cela crée bien souvent des drames. Familles détruites, femmes seules avec les enfants, hommes seuls, remariages et à nouveau divorce.

    Quelles en sont les causes ? Elles sont bien sûr multiples mais la sexualité y joue sans doute un grand rôle, probablement le rôle principal même si cela n’est pas perçu comme tel par les intéressés. Certaines insatisfactions peuvent se transformer à la longue en véritable haine.

     

    Insatisfactions, haines, la rupture n’est pas loin.

    Nous découvrirons comment la sortie du monde de l’enfance avec ses angoisses et la découverte du monde des adultes laisse des traces profondes dans notre vie et nous marqueront à jamais. C’est une période particulièrement cruciale pour nous tous.

    Dans un monde plongé dans le chaos de cette époque et de ce lieu étrange et secret qu’était Alamogordo et le désert de White Sand, nous allons déclencher des interactions avec nos personnages qui sont un peu spéciales, mais certaines ont réellement existé car tout le personnel était sous haute surveillance, il y avait des micros partout.

     

     

    Il y a eu des transcriptions écrites qui sont actuellement dans les archives et les minutes d’un procès impliquant l’un des protagonistes célèbre sont disponibles. Ce fût un procès infâme pour détruire une personnalité gênante sur le plan politique, une personne susceptible de gagner la course à la présidence devait être éliminé, les noms ont été changés. Les relations intimes de sa femme furent exposées dans le seul but de nuire. Elle aimait beaucoup les jeunes gens et elle était alcoolique.

    Nous avons rajouter encore un autre niveau de lecture.

    En nous servant du support de ce roman, nous allons étudier un phénomène de société destructeur de la famille : les solitudes dans les couples mal appariés. Nous considérons qu’il est impossible pour un couple de perdurer sans amour, et c’est la sexualité qui est le ciment de l’amour. Sans ce ciment indispensable, l’amour s’effrite. Ceci donc est également un essai sur les relations hommes-femmes.

    Il est aisé de constater qu’une famille sur deux divorce et cela crée bien souvent des drames. Familles détruites, femmes seules avec les enfants, hommes seuls, remariages et à nouveau divorce.

    Quelles en sont les causes ? Elles sont bien sûr multiples mais la sexualité y joue sans doute un grand rôle, probablement le rôle principal même si cela n’est pas perçu comme tel par les intéressés. Certaines insatisfactions peuvent se transformer à la longue en véritable haine.

    Insatisfactions, haines, la rupture n’est pas loin.

     

     

    L’histoire

     

    Le jour de notre arrivé dans un pays que nous pensions libre 

     

    Le début des années quarante, le monde était en guerre.

    Le monde entier était tombé dans l’horreur de la guerre, nos pères au lendemain des massacres de la première guerre mondiale nous avaient dit : plus jamais cela, mais les guerres sont faites par des gens qui se connaissent très bien et qui ne se font jamais de mal, des gens plus que riches que l’on retrouve partout, dans tous les pays où ils ont semé leur ivraie pour le chaos car ce n’est qu’à travers ce chaos qu’ils peuvent conquérir le pouvoir. Ce ne sont toujours que les populations qui souffrent.

    Les alliés avaient gagné la guerre mais ils n’avaient pas réussi à gagner la paix. La seconde guerre mondiale était déjà préparée à la fin de la première. L’essor de l’industrie et de la richesse des USA a coïncidé avec cette guerre, il en fallait donc une autre pour faire tourner la machine. Le lobby militaro industriel se frottait les mains, Les banquiers et la Bourse également, les affaires allaient reprendre. La planche à billets allait fonctionner et inonder le monde de ce papier qui n’avait qu’une valeur théorique.

    L’Allemagne était ruinée par une inflation épouvantable mais soudain, la situation financière s’améliora, le chômage endémique fût résorbé comme par un coup de baguette magique. L’oligarchie bancaire qui menait le monde avait vu que l’Allemagne toute entière devenait communiste.

    Cela ils ne pouvaient pas l’accepter. Ils allèrent jusqu’à faire un pacte avec le diable. Ce furent eux qui placèrent le Diable sur le trône et ils en portent toute la responsabilité. Dans la foulée ils espéraient anéantir l’Union Soviétique qui leur faisait peur car imperméable au capitalisme et aux taux d’intérêts.

    De plus, ce pays avait de grandes réserves d’or ainsi que d’innombrables ressources minières ce qui dérangeait leurs rêves de domination mondial.

     

    Il faut être fou pour vouloir dominer le monde. Une bande de fous avait pris le pouvoir.

     

    Qui suis-je ?

     

    Mon nom est Henri Heimer, j’ai vingt-huit ans, je viens d’arriver à Chicago avec ma femme Ilse, au bout d’un très long voyage traversant plusieurs pays. Nous avions quitté l’Europe où la guerre faisait rage et notre pays l’Allemagne qui était tombé dans les ténèbres de la barbarie. Nous étions passés par plusieurs pays dont le Danemark et la Suède avant d’arriver aux USA.

     

    J’aurais pu naître ailleurs, dans un autre pays, à une autre époque mais ce fût mon destin de vivre cette période troublée. Comme tous mes semblables je n’aspirais qu’à la paix et la prospérité. Ma culture chrétienne était faite de tolérance et la politique raciale fut un véritable choc pour beaucoup d’Allemands.

     

    Nous étions à présent des réfugiés dans un pays que nous ne connaissions pas, notre seul avantage était que nous maîtrisions sa langue et comme j’étais professeur de physique et chercheur, j’avais des chances de trouver rapidement un emploi. Dans un monde en guerre les physiciens étaient très recherchés. Il fallait trouver des nouveaux procédés de fabrication.

     

    Ce fut une décision très difficile à prendre car nous avions l’impression de faire un saut dans le vide. Nous ignorions totalement ce qui nous attendait dans ce pays ou les habitudes des habitants seraient certainement différentes des nôtres.

     

     

    Nous nous étions documenté un peu et j’avais rencontré lors de conférences quelques personnes de ce pays. C’était des scientifiques avec donc une culture semblable à la nôtre. J’essayais de glaner le maximum d’informations sur le style de vie de ces gens.

     

    La décision de fuir ne fut pas facile à prendre, c’était un saut dans l’inconnu. Mais les événements dans notre pays nous avaient entraînés dans une guerre. J’aimais mon pays mais je pensais que des forces sataniques s’étaient emparées du pouvoir pour faire le plus de mal possible à l’humanité.

     

    Avant cette période trouble notre pays était à l’avant-garde de la pensée humaniste, jamais nous n’aurions pensé à une telle dérive. Hegel par exemple avait influencé beaucoup de philosophes dans de nombreux pays. Les forces de l’argent s’étaient alliées avec le diable pour se maintenir au pouvoir. Je savais déjà que l’Allemagne ne pouvait pas gagner cette guerre contre le monde entier et que les quelques succès du début conduiraient fatalement vers un désastre pour toute la nation allemande.

     

    De plus la fuite des universitaires c’est à dire des cerveaux par suite de la politique raciale allait certainement fragiliser encore plus ce malheureux pays. Partir c’était donc partir sans espoir de retour car nous nous doutions bien que ce pays ne serait plus un jour qu’un tas de ruines. Ilse et moi n’avions plus d’autre famille, la décision fut donc plus facile à prendre.

     

    De par mes publications dans diverses revues je pensais que cela faciliterait un peu les choses pour notre intégration. Les universitaires avaient sûrement entendu parler de moi, le langage scientifique est un langage universel. J’avais donné un certain nombre de conférences devant des scientifiques étrangers, qui m’avaient posé des questions pertinentes.

     

    J’étais donc connu de beaucoup de gens dans la communauté scientifique et je savais que certains d’entre eux avaient déjà quitté l’Europe dans la tourmente. Nous aurions ainsi l’appui d’une communauté européenne. Nous comptions beaucoup là-dessus pour ne pas nous sentir isolés.

     

    Les USA étaient considérées par beaucoup de réfugiés comme un véritable paradis, même s’il y avait une bonne part de fantasmes. La taille du pays et ses ressources permettaient cependant les meilleurs espoirs. C’était un pays neuf avec d’énormes potentialités.

     

    Avec de très grandes et très réputées universités, j’avais donc ma chance. Je pouvais leur amener le savoir-faire d’un universitaire Allemand et nous étions avant la guerre largement en pointe dans le monde entier dans beaucoup de domaines dont le mien. Je comptais beaucoup sur cela pour trouver rapidement un emploi, la réputation et le savoir-faire allemand.

     

    Chicago, notre destination finale, qui nous avait été attribuée par notre filière, était pour nous une ville industrielle et dans une ville industrielle il y avait forcément des instituts de recherche. Un réseau nous avait dirigés vers cette destination qui semblait une bonne solution. On nous avait promis un accueille sur place pour nous faciliter notre intégration.

     

     

    Mon dernier interlocuteur m’avait stupéfié en m’apprenant qu’une université était déjà prête à m’employer, mon dossier les avait séduits, d’après lui, c’était fait, j’étais attendu. Il y avait tellement d’autres grandes villes dans ce pays immense mais je pensais que quel que soit notre choix, le résultat aurait été le même.

     

    Il y avait de grandes usines de fabrication d’automobiles et j’avais mis au point des processus pour l’industrie chimique qui les utilisait pour des poudres et peintures entre autres, ainsi que des procédés de fabrication de particules abrasives très fines. J’étais persuadé que certaines de ces usines utilisaient déjà des procédés mis au point par moi.

     

    Dans les transports il y avait une grande population de gens de couleurs, des afro-américains ce qui était une nouveauté pour nous qui n’avions jamais rencontré de telles personnes. Nous savions cependant que ces gens seraient différents des populations africaines car mieux instruits.

     

     

    J’avais longuement expliqué à ma femme Ilse ce qu’était ces gens c’est-à-dire des gens comme nous mais qu’il y avait un problème politique de racisme les concernant, surtout dans les états du sud. Cela nous paraissait incompréhensible car ces gens étaient majoritairement chrétiens comme nous.

     

    L’immensité du pays était un autre argument favorable, ce pays n’était pas surpeuplé, il y aurait une place pour nous. Ce qui m’inquiétait un peu c’était le puritanisme de cette nation et son racisme. C’est pourquoi nous avions évité le sud ou le climat était pourtant meilleur. Nous avions l’habitude du froid en Allemagne.

     

    Nous n’étions pas trop éloignés de la frontière du Canada où il y avait beaucoup d’autres réfugiés comme nous et le passage d’un pays à l’autre était relativement aisé du moins c’est ce que nous pensions à cette époque. Par la suite nous pourrions nous rendre compte que ce n’était pas aussi simple pour des allemands comme nous en cette période de guerre.

     

    Comme à Chicago il y avait beaucoup de gens de couleurs, qui travaillaient surtout dans l’industrie automobile, nous pensions qu’il valait mieux ne pas dire que nous étions Allemands pour ne pas passer pour des racistes car notre pays était devenu profondément raciste et nous le déplorions.

    Le puritanisme vola rapidement en éclat ce n’était qu’un puritanisme de façade et le racisme n’était pas trop visible dans les régions où nous passâmes au nord et plus tard à l’ouest.

     

    Nous avions soigneusement préparé notre départ car des soutiens sur place semblaient indispensables pour réussir notre intégration. C’est sur les conseils d’une amie très chère Lise Meyer que nous avions pris notre décision. Nos conversations avec Lise eurent une importance considérable par la suite et m’amèneront un jour jusqu’à l’antre du diable, jusqu’à la porte de l’enfer. Moi, le pacifiste, j’allais participer à l’horreur, une situation parfaitement impensable pour moi à l’époque. Mais les longues conversations que j’avais eues avec Lise allaient me plonger malgré moi dans une aventure que je n’avais pas prévue.

     

    Je la rencontrais souvent pendant des conférences, ce que nous appelions, la veille technologique. Nous n'étions pas tout à fait dans le même domaine de recherche, elle faisait de la recherche fondamentale en physique en travaillant sur des fragments de matière, je faisais de la recherche appliquée pour trouver des solutions industrielles. Elle semblait particulièrement s'intéresser à moi, elle avait pourtant plus du double de mon âge, Elle descendait dans le même hôtel que moi et dans le salon de réception bien calés dans de confortables fauteuils, nous avions de longues conversations sur nos sujets favoris.

     

    Elle faisait des expériences avec de minuscules fragments d'un métal : l'uranium,

    Mais le minerai était composé de deux isotopes le 235 et le 238, seul le 235 était intéressant, c'était un émetteur de neutrons, je lui expliquais comment à mon avis en pouvait doper un minerai en fonction de la masse de ses constituant en employant une méthode de diffusion gazeuse. Ce jour là elle m'embrassa, je venais de lui donner une idée. Je ne savais pas encore que notre conversation aurait plus tard une importance considérable sur ma vie. Lise était une chercheuse méticuleuse, elle nota notre conversation par écrit.

     

     

    Il y avait des filières en Allemagne pour quitter le pays. Beaucoup de gens instruits avaient senti que l’abîme s’ouvrirait bientôt sous les pieds de tous les allemands. Pour nous, il n’était pas encore trop tard, cela se fit lors d’un voyage au Danemark où je me rendais quelquefois pour des conférences, ce fut un voyage sans retour avec pour tout bagage une valise chacun. Ilse, ma femme et moi, nous nous regardions dans le train qui nous amenait à la frontière, nous savions que nous ne reviendrions jamais.

     

    C’était mon statut de scientifique qui me permettait de voyager. La vente de notre voiture et de notre maison avait été convertit en or pour nous permettre d’avoir des devises. Tout cet or était caché dans nos vêtements et facilement convertible en monnaie locale. Nous avions plusieurs frontières à traverser avec toujours un peu d’angoisse. Les frais de voyage étaient importants.

     

    Dans le train où le bateau Ma femme Ilse se lovait contre moi, elle avait confiance en moi. Elle avait parfaitement compris la nécessité de partir. Elle haïssait la guerre et elle savait que plus tard nous aurions de nouveau une vie normale. Une vie normale pour Ilse était déjà assez extraordinaire, nous le découvrirons un peu plus tard.

     

    Ce n’était pas facile de quitter son pays, son emploi, sa maison et ses relations. Nous laissions sur place des gens que nous aimions, des collègues, des amis. Nous faisions un saut dans l’inconnu. Nous partions sans espoir de retour ne sachant pas comment cette guerre allait finir, nous ne nous faisions pas d’illusions sur l’état de l’Allemagne à la fin de la confrontation, il faudrait certainement des décennies pour relever le pays.

     

     

    Un de mes objectifs était également d’essayer de retrouver Lise Meyer, une scientifique que j’aimais beaucoup mais pour elle la fuite était certainement plus compliquée car elle était juive. Elle ne m’avait laissé aucun message sur sa destination mais elle m’avait parlé des USA ou du Canada comme possibilité. Je savais qu’elle avait un neveu au Danemark mais il ne savait rien de plus que moi. Les filières étaient très prudentes, les gens se protégeaient car ils avaient peur.

     

    Bien plus tard je devais apprendre que Lise avait laissé un message pour moi auprès de ce neveu pour me permettre de la suivre, elle lui avait indiqué sa destination finale, mais celui-ci ne me la communiqua pas. Une information qui aurait pu changer le cours de nos vies à tous.

     

     

    C’était très grave cette rétention d’information. Lorsque je fus informé de cela j’eus envie de tuer ce neveu, mais cela n’aurait servi à rien, il était trop tard, trop de temps avait passé et il ne m’était plus possible de voyager. Cet individu avait de la chance d’être hors de ma portée. J’aurais certainement opté pour le Canada plutôt que les USA. Notre vie aurait été très différente. Malgré cela, il ne fallait rien regretter car nous ferions plus tard un grand nombre de rencontres qui marqueront durablement notre vie.

    Même près des portes de l’enfer nous rencontrâmes des gens exceptionnels. Des gens qui marquèrent durablement nos vies.

    La vie est faite de rencontres.

    Je compris bien plus tard pourquoi son neveu avait fait cela, il avait rejoint Lise au Canada et il lui soutirait des informations pour ses propres publications au Danemark. Cela lui permettait de se faire passer pour un grand professeur alors qu’il était d’une nullité absolue. Il s’était emparé de liasses de feuillets rédigés par Lise pour ses recherches. Du pur piratage intellectuel mais il n'était pas le seul à jouer à ce jeu.

    Ces pays étaient tellement vastes que je savais que j’aurais quelques difficultés pour la retrouver, je comptais sur ses publications dans les revues scientifiques pour retrouver sa trace, Je pensais que de toute façon elle allait publier dans des revues scientifiques tout comme moi.

    Lise également pourrait me retrouver de cette façon, mais nous étions en guerre et cette guerre aurait des conséquences terribles jusqu’ici et cela je ne l’avais pas prévu.

     

    je ne savais pas que je serais impliqué dans une affaire qui exigerait un secret absolu. Une chape de plomb allait couvrir la recherche expérimentale en physique, car cette recherche allait entraîner des milliers de personnes dans une direction où nous ne voulions pas aller.

    Mes conversations avec Lise me revenaient, un certain nombre de personnes savaient qu’une nouvelle énergie était possible mais qu’elle était dangereuse à manipuler car nous n’en étions encore qu’aux premiers balbutiements.

    C’était un couple de Français qui avaient déposé un brevet concernant un explosif de nature nucléaire en s’inspirant des travaux de Lise. Elle avait trouvé la clef de la réaction en chaîne. Mais ce n’était encore que purement théorique. Très peu de gens s’intéressaient à cet aspect des choses sauf…Ceux qui espéraient trouver en cela un moyen de gagner beaucoup d’argent.

    La physique se révélerait comme les langues d’Ésope, d’être à la fois, la meilleure et la pire des choses.

    Ainsi va l’humanité.

    Revenons un peu en Allemagne avant notre départ. Nous allons un peu décrire les événements qui nous amenèrent à prendre la décision de quitter notre pays où nous avions des amis, un travail, une maison, des habitudes.

     

    Derniers travaux en Allemagne

     

    Certains souvenirs me revenaient pendant notre voyage.

    Lors d’une réunion informelle entre chercheurs je m’étais fait remarquer par une de mes suggestions.

    La question était comment améliorer la précision pour la navigation électronique des avions. Des pilotes qui ne voyaient pas le sol devaient arriver à destination avec une grande précision.

    Il existait déjà un système, le Freya mais qui ne donnait pas entièrement satisfaction. A l’aide de deux antennes il envoyait des signaux codés vers l’avion pour lui donner sa distance par rapport à l’émetteur. La localisation en gisement n’était pas précise, les ondes étaient dans la gamme métrique. Je proposais de changer d’échelle et de passer aux ondes décimétriques.

    Il y avait trois militaires en uniformes dans la salle, ils me proposèrent un budget de recherche pour de tels composants. Il était clair pour moi que ce système ne servirait pas à l’aviation civile mais aux militaires pour une meilleure précision dans les bombardements. J’étais cependant sur le point d’accepter car je sentais que ma liberté de dire non était de toute façon très relative lorsque l’un d’eux me demanda si j’avais des nouvelles de Lise Meyer et si j’étais au courant des dernières publications de Ferma en Italie.

    Les questions devenaient très brûlantes, je voulais esquiver tout ce qui touchait à mes conversations avec Lise.

    Je lui répondis que je ne connaissais pas très bien Lise et que je ne l’avais croisé que dans des conférences. Que les travaux de Lise étaient trop compliqués pour moi car j’étais plus ingénieur que chercheur et que je n’y connaissais pas grand-chose en recherche fondamentale. Que l’orientation de mes recherches se faisait vers le monde industriel ce qui était parfaitement exacte et vérifiable.

    J’avais une excellente mémoire qui m’avait permis de faire de bonnes études et d’avoir même un peu d’avance et lors de nos conversations avec Lise j’avais mémorisé une quantité incroyable de données, cela je voulais le cacher. Bien plus tard je fus moi-même surprit de la quantité d’informations que j’avais amassé dans mes conversations avec Lise.

    Cela commençait à devenir dangereux ici.

    Nous reviendrons plus tard sur notre vie en Allemagne.

     

    Ma décision fût prise, il fallait partir.

     

     

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique